Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Les Cannois ont-ils les moyens de s'offrir un transat à la plage ?

-
Par , France Bleu Azur

Passer une journée à la plage confortablement allongé sur un transat a un coût. À Nice, les plages privées proposent des tarifs entre 17 et 22 euros, à Cannes les prix sont plus élevés, d'une trentaine d'euros, jusqu'à 150 euros sur les pontons des grands hôtels de la Croisette.

La plage Zamenhof en régie municipale au bout de la Croisette à Cannes
La plage Zamenhof en régie municipale au bout de la Croisette à Cannes © Radio France - Marion Chantreau

Cannes, France

La douceur de vivre sur une plage privée n'a pas de prix ? Oui, c'est un coût pour pas mal de familles qui préfèrent apporter serviette et pique-nique sur une plage publique. À Cannes, les tarifs sont plus élevés sur les plages privées artificielles de la Croisette que sur celles, naturelles, du boulevard du Midi. Les plages privées des palaces proposent des prix allant de 40 à 150 euros, en fonction de la ligne que vous occupez : le ponton, le premier rang, le deuxième... Plus on est proche de la mer, plus c'est cher. 

D'autres plagistes indépendants proposent des prix proches des 30 euros pour un matelas et un parasol.

Reportage sur les plages de Cannes

Or de nombreux Cannois ou vacanciers n'ont pas les moyens de se payer le transat, la serviette et le parasol, d'autant qu'il faut consommer une boisson ou déjeuner sur place au restaurant de plage. Un plaisir qu'ils s'offrent une fois dans l'année pour ceux qui le peuvent, un loisir auquel d'autres renoncent ou n'adhèrent tout simplement pas. 

Pour le président du syndicat des plagistes de Cannes, Olivier Rotondareau, qu'il y ait des écarts de tarifs entre les plages,"c'est plutôt une saine concurrence. Il y a une clientèle internationale qui a des moyens et des envies. Il y a d'autres clients aux moyens plus modestes et les plages publiques ont tout de même été agrandies". 

Sur les plages privées de la Croisette, on croise ce jour de semaine des Russes, des Américains, des résidents des pays du Golfe et quelques Français aussi. France et Alain, deux Cannois, ont eux trouvé une plage privée qui leur convient sur la Croisette : "la journée, c'est 28 euros. C'est correct pour Cannes. En plus, on a la serviette, de l'eau offerte et les rangs ne sont pas différenciés : les familles avec enfants peuvent se mettre au bord de l'eau pour les surveiller, les personnes âgées qui ont du mal à se déplacer sont aidées par le personnel." 

Des plages agrandies et modernisées

La mairie a concédé 22 lots de plages sur la Croisette, elles ont été agrandies l'an dernier avec un apport de sable facturé aux plagistes. "Ça nous a coûté environ 500.000 euros par établissement", témoigne Olivier Rotondareau. Les plages sont passées de vingt à quarante mètres de profondeur.

Un appel d'offre a été lancé en 2018 pour renouveler les concessions et à cette occasion, la redevance perçue par la commune a été augmentée avec une part variable et une part fixe : 64 euros le mètre carré par an. "On a dû investir pour rénover, mettre aux normes, construire des structures démontables comme le prévoit la loi Littoral. C'est un coût, mais il est amorti puisqu'on a aussi augmenté la surface des plages, avec davantage de place pour accueillir les clients. On peut désormais ouvrir à l'année et les soirs."

Sur la Croisette, reste la plage en régie municipale, la plage Zamenhof, qui offre chaise longue et parasol pour 15 euros la journée, 10 euros la demi-journée. Équipée de douches, de sanitaires et de casiers pour y laisser ses affaires. Elle est prisée des Italiens, des Cannois ou des Parisiens.

Laurette s'y rend tous les jours en ce moment : "Je suis bien contente qu'elle existe. Les jeunes qui travaillent ici pour la saison sont très gentils et serviables. Je n'ai pas les moyens de payer pour une plage privée."

Laurette et un plagiste sur la plage en régie publique de Cannes  - Radio France
Laurette et un plagiste sur la plage en régie publique de Cannes © Radio France - Marion Chantreau
Choix de la station

France Bleu