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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les chantiers de travaux publics reprennent mais les interrogations sont nombreuses

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Par , France Bleu Picardie

Le secteur du bâtiment n'attend pas le déconfinement pour reprendre son activité. Après le retour des artisans, le gros oeuvre reprend progressivement. Dans la Somme les travaux publics pourraient être à 80% de l'activité normale d'ici début mai. Mais des inquiétudes pointent à plus long terme.

Illustration - le secteur des chantiers de travaux publics devrait atteindre 80% de l'activité normale fin mai
Illustration - le secteur des chantiers de travaux publics devrait atteindre 80% de l'activité normale fin mai © Maxppp - Maxppp

Des pelleteuses et des grues plus nombreuses sur les chantiers. Le secteur du bâtiment n'attend pas le déconfinement pour reprendre son activité. Les artisans sont de retour déjà depuis trois semaines après avoir négocié une charte de respect des mesures de précaution. Des mesures parfois difficiles à respecter et des mesures qui coûtent cher. Elles pourraient faire gonfler la facture de 5 à 10%. Des négociations vont s'ouvrir pour savoir qui va payer.

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Le gros oeuvre se remet également en route. "La semaine dernière c'était un peu plus de 15% de l'activité qui a repris. Cette semaine c'est un peu plus de 30% et on arrivera à 70 où 80% mi-mai", détaille Martin Couronnel, directeur des travaux publics du groupe Lhotellier et vice-président de la fédération des travaux publics en Picardie. "On ne sera pas à 100% car on a des personnes à risques et aussi des chantiers qui ne s'y prêtent pas avec de la coactivité entre corps de métiers", poursuit-il. 

On a un frein non négligeable avec l'absence d'élus

Pour l'instant, ces entreprises de travaux publics redémarrent les chantiers qui ont été commandés et qui sont financés. Ce secteur est capital, il représente 50 à 60% du carnet de commandes de ces groupes de BTP. Des groupes inquiets de la situation économique à moyen et plus long terme. "On a un frein non négligeable avec l'absence d'élus", explique Martin Couronnel. 

Si certaines collectivités, comme la métropole d'Amiens ou le Conseil Départemental de la Somme poussent pour la reprise des chantiers, cela n'empêche pas les interrogations des professionnels du secteur. 

"On craint une baisse des appels d'offres. Aujourd'hui ce n'est pas le cas dans la Somme, il y a un nombre suffisant d'appel d'offre qui permettra de faire la jonction avec les nouveaux élus et les nouveaux projets en cours. En tous cas on l'espère mais aujourd'hui c'est flou. On a pas de réponse sur le sujet." Tant que les municipales n'ont pas eu lieu les projets commandés par les mairies ou les communautés de communes sont à l'arrêt et puis même après le scrutin, les finances des collectivités seront-elles assez solides pour en lancer d'autres ?

Freins administratifs

D'autres freins se présentent pour le secteur du BTP. Pas facile pour les entreprises de composer avec une administration qui tourne au ralenti. A Amiens par exemple, le chantier de l'ancien dépôt de bus quartier Gare La Vallée est arrêté. "Nous allons pouvoir redémarrer la déconstruction mais pas la construction puisque l'examen des permis est arrêté", explique Jean-Christian Cornette, directeur de la Société d'Aménagement qui gère les projets du quartier. Le maître d'ouvrage table sur trois à quatre mois de retard.

Dans le même quartier Gare la Vallée, en pleine restructuration, d'autres chantiers sont sur pause mais vont reprendre en mai. Celui de la passerelle, qui doit enjamber la Somme vers le chemin de halage devait débuter le 15 mai, il devrait reprendre le 1er juin et il y a urgence pour Jean-Christian Cornette. "Nous devons avoir terminé les travaux de fondation avant septembre pour des raisons environnementales." En septembre commence en effet la période de reproduction de certaines espèces de poissons. 

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