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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : les chefs d'entreprise de la zone de Grézan de Nîmes débloquent eux-mêmes le barrage

mardi 4 décembre 2018 à 16:49 Par Sylvie Duchesne, France Bleu Gard Lozère

Ce mardi matin, à Nîmes, une trentaine de chefs d'entreprise de la zone Actiparc de Grézan ont débloqué dans le calme le barrage mis en place par les gilets jaunes depuis une semaine. En aucun cas, une victoire pour leur représentant.

Pratiquement plus aucune trace du barrage à l'entrée de la zone de Grézan
Pratiquement plus aucune trace du barrage à l'entrée de la zone de Grézan © Radio France - Sylvie Duchesne

Nîmes, France

À Nîmes, l'entrée de la zone Actiparc de Grézan a été libérée ce mardi matin par une trentaine de chefs d'entreprise et leurs salariés. Elle abrite une centaine d'entreprises . Un millier de salariés. Ça faisait une semaine que le rond-point était occupé par des gilets jaunes. En ligne de mire : la plate-forme logistique de Carrefour. Après avoir obtenu qu'ils laissent passer les camions de livraison quelques heures par jour la semaine dernière, le mouvement s'est durci ces derniers jours. Les manifestants n'étant pas les mêmes. D'où cette décision d'intervenir au petit matin ce mardi. Pour Jean Antoine Bunoz, directeur de Pertuis Frais et représentant des chefs d'entreprise, il ne s'agit en aucun cas d'une victoire d'un camp sur l'autre.

"Le fait d'avoir libéré Grézan n'est pas une victoire des entrepreneurs sur les gilets jaunes. Les entrepreneurs sont solidaires avec leurs problèmes.

"On entend du malheur sur les ronds points. J'ai vu que le gouvernement avait fait un pas en ce sens.  Enfin, ils ont entendu la colère de ces Français qui disent on en a marre d'être pauvres en travaillant."

Jean-Antoine Bunoz

L'important, c'est le dialogue 

Pour le représentant des TPE et des PME qui sont basées dans la zone de Grézan, le plus important, c'est le dialogue. Depuis le début du blocage, il explique s'être rendu à plusieurs reprises sur le rond-point bloqué par les gilets jaunes pour tenter de comprendre ce qu'ils voulaient.   

"Les TPE / PME sont des entreprises à vocation sociale. On assume ce rôle. C'est nous qui à la fin du mois faisons l'effort de faire des avances sur salaire ou qui permettons à nos salariés de finir le mois. On ne peut pas admettre que des gens qui touchent 1200/1500 euros par mois puissent ne pas s'en sortir, parce qu'ils ont trop de taxes."

"Nous aussi, on est parfois obligés d'aider nos salariés en fin de mois"

Si à Grézan, les poids lourds circulent à nouveau, ce n'est pas le cas dans la zone du Mas de Cheylon ou de Saint Césaire, toujours bloqués par des gilets jaunes. Les annonces d'Edouard Philippe ce mardi n'ont entamé en rien leur détermination. 

Jean-Antoine Bunoz, de l'association Actiparc - Radio France
Jean-Antoine Bunoz, de l'association Actiparc © Radio France - Sylvie Duchesne