Économie – Social

Les colis de Noël s'empilent dans les magasins relais

Par Solène Cressant, France Bleu Gard Lozère dimanche 18 décembre 2016 à 18:36

Le nombre de colis double au moment de Noël chez Jean-Pierre qui tient un atelier de retoucherie
Le nombre de colis double au moment de Noël chez Jean-Pierre qui tient un atelier de retoucherie © Radio France - Solène Cressant

La course aux cadeaux de Noël a bien commencé et pour ceux qui font leurs achats sur internet, les colis commencent à s'empiler dans les magasins relais.

La course aux cadeaux de Noël a bien commencé et pour ceux qui font leurs achats sur internet, les colis commencent à s'empiler dans les magasins relais.

L'annexe du Père Noël

Chez Jean-Pierre Denis par exemple, qui tient un atelier de retouche à Nîmes. Heureusement que son magasin est grand, parce que dès l'entrée, les colis jonchent le sol par dizaines. "Ici c'est l'annexe du père Noël, lance le commerçant d'un ton jovial, c'est une méga hotte !"

Jean-Pierre passe 1 heure 30 par jour à recevoir les colis - Radio France
Jean-Pierre passe 1 heure 30 par jour à recevoir les colis © Radio France - Solène Cressant

Et pour gérer sa méga hotte, un local, derrière le comptoir est entièrement dédié au stockage. "On était entre 50 et 70 volis par jour, mais depuis deux semaines, on est passé à 100 colis par jour ! On a vraiment explosé au niveau des colis"

32 centimes pas colis

Cette explosion c'est aussi du temps de travail supplémentaire: "Pendant cette période, on est quasiment à temps plein sur les colis. Moi je m'occupe de la broderie, heureusement que la machine travaille toute seule sinon... il n'y aurait pas de broderie !" s'amuse Jean-Pierre.

Et effectivement, pas dix minutes ne se passent sans qu'un client vienne récupérer sa précieuse boite en carton. Bien sûr, tout cela a un intérêt pour la boutique: "On gagne 32 centimes par colis, ce n'est pas avec cela qu'on gagne de l'argent. Par contre, ça permet de nous faire connaître. On a gagné deux ans sur notre notoriété, en huit mois, la quasi totalité de notre clientèle était constituée, grâce aux colis".