Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social
Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

Les collectivités locales proposent de racheter les bâtiments de General Electric à Belfort

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Les collectivités locales veulent racheter le site de General Electric à Belfort via la société d'économie mixte Tandem. Elles ont déjà transmis leur intention d'achat à la direction pour les 143.000 mètres carrés de bâtiments. L'objectif : baisser les coûts de production de l'entreprise.

Le plan social de General Electric prévoit la suppression d'environ 1000 emplois
Le plan social de General Electric prévoit la suppression d'environ 1000 emplois © Radio France - Wassilla Guittoune

Belfort, France

Le maire de Belfort Damien Meslot a annoncé ce mardi en conférence de presse avoir transmis une intention d'achat à General Electric pour les 143.000 mètres carrés de bâtiments de l'ancien site d'Alstom à Belfort. Par ailleurs, les collectivités demandent 12 millions d'euros à l'Etat pour non-respect de l'accord signé en 2014 sur le rachat par GE de la branche énergie d'Alstom.

Maintien des 1.400 emplois en contrepartie

Le rachat se ferait via la société d'économie mixte Tandem qui gère le parc foncier des collectivités locales. Cette proposition vise à baisser les coûts de production du groupe américain, en contre partie, les collectivités demandent un maintien des 1.400 emplois dans les turbines. 

"Notre but, ce n'est pas de faire un cadeau à General Electric", Damien Meslot, maire Les Républicains de Belfort 

L'offre a été transmise ce lundi au siège américain de General Electric, elle concerne les 143.000 mètres carrés de bâtiments du site Belfortain, anciennement Alstom. "General Electric fera 750.000 euros d'économies liés à la taxe foncière", a déclaré Damien Meslot le maire de Belfort, au micro de France Bleu Belfort Montbéliard.

"Cela permettra (à General Electric) de baisser les coûts de production, mais notre objectif n'est pas non plus de faire un cadeau à General Electric, 25.000 mètres carrés sont à l'abandon, Tandem compte les récupérer pour y installer d'autres activités", a-t-il encore précisé.

Les collectivités locales veulent ainsi peser dans les négociations avec General Electric, alors que les syndicats étaient reçus mardi à Paris au ministère de l'économie et des finances. Cette offre a une contre-partie : les collectivités se gardent le droit de la retirer si General Electric ne maintient pas les 1.400 emplois dans l'activité turbines gaz de Belfort.

Les collectivités locales demandent 12 millions d'euros à l'Etat

La ville et l'agglomération de Belfort, ainsi que le département du Territoire-de-Belfort, demandent par ailleurs 12 millions d'euros à l'Etat pour non-respect de l'accord signé entre ce dernier et General Electric (GE) en 2014, a détaillé le maire de Belfort Damien Meslot (LR), lors de cette conférence de presse.

Les collectivités devaient déposer "cette semaine" un recours administratif auprès du ministère de l'Economie pour demander une indemnisation en raison du non-respect par GE de l'accord signé avec l'Etat en 2014 au sujet du rachat de l'activité énergie d'Alstom.

Plus de 8 millions d'euros de pertes fiscales

Elles réclament 12 millions d'euros à l'Etat, dont 8,27 millions d'euros pour des pertes fiscales et 3,7 millions d'euros pour les réaménagements de routes effectués pour le transport des énormes turbines à gaz, a précisé le maire, "prêt à retirer à tout instant le recours si un accord pour préserver l'emploi et la pérennité du site est trouvé".

L'Etat français dispose de deux mois pour répondre à ce recours. Dans le cas contraire, les trois collectivités menacent de porter l'affaire devant le tribunal administratif. Les syndicats CFE-CGC et Sud avaient d'ores et déjà saisi le tribunal administratif de Paris, début septembre, pour dénoncer la responsabilité de l'Etat français dans le non-respect de cet accord.

Le texte prévoyait notamment que l'industriel américain crée mille emplois et maintienne l'essentiel des activités de turbines à gaz, ainsi que le centre de décision mondiale de cette activité sur le site belfortain.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu