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Économie – Social

Dijon : les commerces du quartier de la gare, premiers affectés par les grèves de la SNCF

dimanche 8 avril 2018 à 4:05 Par France Bleu Bourgogne, France Bleu Bourgogne

La grève dite "perlée" mise en place par les cheminots ne fait que commencer à la SNCF. Mais dans les commerces situés à proximité de la gare dijonnaise, le manque à gagner se fait déjà sentir. Certains disent avoir perdu la moitié de leur chiffre d'affaire depuis le début du conflit.

Certains commerçants disent avoir perdu plus d'un tiers de leur clientèle depuis le début du mouvement social à la SNCF
Certains commerçants disent avoir perdu plus d'un tiers de leur clientèle depuis le début du mouvement social à la SNCF © Maxppp - Tardivon Jean-Christophe

Dijon, France

-20, -30 voire -50%. Il n'est pas question de soldes mais de manque à gagner. Depuis le début de la grève dite "perlée" à la SNCF, les commerçants du quartier de la gare de Dijon Ville s'arrachent les cheveux.  Les usagers préfèrent, soit reporter leur trajet quand cela est possible, soit emprunter d'autres moyens de transports, et désertent donc le quartier ... et ses boutiques. 

"Les jours de grève, je vends deux fois moins d'articles"

Que ce soit les hôtels, les brasseries ou les tabacs-presse, le constat est le même partout. La clientèle boude le quartier. "Par rapport à un jour normal, je vends deux fois moins d'articles de presse, confie l'employé d'un tabac installé dans l'enceinte de la gare.  Les jours de grève, déjà il y a moins de monde, et en plus les gens qui viennent n'achètent pas forcément. Ils font passer le temps entre deux trains."

"On ne sait même pas combien de temps la grève va durer, regrette un gérant d'hôtel. C'est difficile de faire des prévisions."

L'impression du buraliste est confirmée par les hôteliers. "On a pas chiffré notre manque à gagner, mais c'est vrai qu'une partie de notre clientèle reporte ses voyages ou s'organise différemment, détaille un réceptionniste d'un hôtel d'affaire installé à quelques pas de la gare. _Beaucoup de personnes viennent en voiture, contrairement à d'habitude. Vous n'avez qu'à voir le parking, il est bondé_." Certains hôtels indépendants chiffrent déjà leur manque à gagner à environ 20%, mais pour le moment, tous admettent qu'il est difficile d'y voir clair. 

"En profiter pour mettre mon personnel en vacances"

Pour les brasseries et les commerces de bouche, ce mouvement social a plusieurs conséquences. Il est beaucoup plus difficile de prévoir les stocks. "On verra au fur et à mesure de la grève, admet Cédric Laigneau, le patron du Comptoir de la Routière. Il faudra forcément commander en plus petites quantités que d'habitude." Le gérant, toujours dans le flou, concède "en fonction de la baisse de la fréquentation dans la brasserie, j'en profiterai peut-être pour faire souffler mon personnel et le mettre en vacances."

Quant aux taxis, tous admettent aussi une baisse de la fréquentation, là encore difficilement chiffrable. "Evidemment, le quartier est beaucoup moins vivant que d'habitude, explique Mickaël. On attend beaucoup plus en station. On remarque que la clientèle d'affaire reporte ses voyages, les étudiants qui viennent pour des concours utilisent le système D. En fait, _quand les transports en public sont en grève, ça nous profite, mais quand c'est la SNCF, c'est tout l'inverse._"