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Économie – Social

Canicule : quelles conséquences pour l'économie ?

mercredi 8 août 2018 à 19:54 Par Viviane Le Guen, France Bleu

La FNSEA a demandé mercredi des aides financières après l'épisode de canicule qui a touché le pays ces derniers jours. D'après le syndicat agricole, la vague de chaleur a de graves conséquences pour les agriculteurs. D'autres secteurs économiques pourraient aussi en pâtir.

L'agriculture est l'un des secteurs les plus touchés par la canicule.
L'agriculture est l'un des secteurs les plus touchés par la canicule. © Maxppp - Pascal BROCARD

Alors que Météo France a levé mercredi la vigilance orange canicule pour les derniers départements concernés, dans certains secteurs d'activité (BTP, agriculture, transports) les professionnels s'inquiètent des conséquences économiques de cette vague de chaleur. francebleu.fr fait le point.

Le secteur agricole très touché 

Interrogée sur franceinfo ce mercredi, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a demandé des aides financières pour les agriculteurs dont les récoltes ont souffert de la sécheresse et pour les éleveurs, très impactés par la hausse des prix du blé (+22%) et du maïs (+18%), ces deux derniers mois. En Creuse par exemple, certains ont dû entamer les réserves prévues pour cet hiver. 

La chaleur affecte aussi directement le bétail. Les vaches produisent jusqu'à 2 litres de lait en moins par jour. Un manque à gagner important lorsqu'on possède une centaine de bêtes comme dans cette exploitation du Périgord où les éleveurs ont investi dans 12.000 euros de matériel (ventilateurs et brumisateurs) pour aider les vaches à mieux supporter la chaleur.

Faute de pluie, les vignes manquent d'eau et les vendanges sont retardées dans certaines régions. Dans l'Yonne, où sont produits le Chablis, le Saint-Bris ou L'Irancy, des vignerons redoutent "un rendement inférieur de 30%."

Le BTP et les transports ralentis

Autre secteur impacté, le BTP. Interrompus lorsque le mercure dépasse les 35 degrés l'après-midi, les chantiers prennent du retard. Le code du travail précise en effet que dans ce secteur, l'activité peut être stoppée "en cas d'intempéries" après consultation des délégués du personnel.

En cas de fortes chaleurs les trains SNCF circulent également au ralenti et les opérations de maintenance se multiplient obligeant les travailleurs de l'été à s'organiser différemment, quitte à arriver plus tard au bureau.

Enfin pour éviter une hausse trop importante de la température de l'eau, les réacteurs nucléaires peuvent être arrêtés comme ce fût le cas dans l'Ain et l'Isère ces derniers jours. Dans ces conditions EDF produit et exporte moins d'électricité.

Les fortes chaleurs à l'origine d'une baisse de la productivité

De façon générale, les températures élevées se traduisent par une baisse de la productivité. C'est en tout cas la conclusion d'une étude publiée en 2016 par l'Organisation internationale du travail (OIT) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon ces travaux, la hausse des températures pourrait entraîner une réduction de 20% de la production durant la seconde moitié du XXIe siècle dans les secteurs les plus touchés comme l'agriculture et le bâtiment.

Si les conséquences de cette canicule sur l'économie française restent difficiles à évaluer, et variables d'un secteur à l'autre, elles pourraient toutefois se chiffrer en milliards d'euros. En 2003, l'Insee avait estimé que la canicule avait amputé la croissance de 0,1 à 0,2 point de PIB sur l'ensemble de l'année, ce qui représente de 15 à 30 milliards d'euros.