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Économie – Social

Les coursiers de Deliveroo débrayent à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

Une semaine après l'annonce de la nouvelle tarification, les coursiers de Deliveroo sont appelés à faire grève ce samedi à Montpellier. Ils dénoncent la précarité croissante de leur statut et des baisses de rémunération.

On estime à 500 le nombre des livreurs à Montpellier , toutes plateformes confondues
On estime à 500 le nombre des livreurs à Montpellier , toutes plateformes confondues © Radio France - Marie Ciavatti

Montpellier, France

La colère monte chez Deliveroo contre la tarification appliquée depuis le 29 juillet en France. Cette mesure a déclenché des actions à Paris, Nice, Toulouse, Tours ou Besançon. Contestation qui gagne à présent Montpellier où l'on estime à 500  le nombre de coursiers toutes plateformes confondues. Une partie d'entre eux a prévu de faire grève ce samedi à partir de 19h, l'heure de pointe pour les commandes. 

La goutte d'eau

Avec ces nouvelles conditions tarifaires, la rémunération augmente pour les courses longues et baisse pour les courtes. Mais surtout elles suppriment le tarif minimum. A Montpellier il était de 4 euros 20 par course. "Désormais le prix peut descendre à 2 euros 50 explique Mathias Maurin, 22 ans, livreur pour Deliveroo. Le fait qu'ils se soient alignés sur Uber, qui est une des pires plateformes, c'est ce qui a provoqué la goutte d'eau."

Pour quelqu'un qui travaille entre 30 à 40 heures par semaine, on peut tabler sur 300 à 500 euros de perte sur un mois. C'est beaucoup parce qu'on est auto-entrepreneur: ça veut dire pas de vacances, pas de chômage, les charges à payer, la mutuelle. C'est stop. (Mathias, livreur)

Montpellier, l'une des villes où Deliveroo se développe le plus

Quand lui a démarré il y a un an, les tarifs venaient déjà d'être abaissés : de 5 à 4.20 euros la commande. "Indécent" selon Mathias alors que Deliveroo revendique une explosion de son activité commerciale ces dernières semaines à Montpellier, avec une croissance de 225% par rapport à l’année dernière. 

Des "embauches" à tour de bras

D'ailleurs la plateforme, qui travaille avec 280 restaurateurs montpelliérains et 200 livreurs, recrute à tour de bras en ce moment. Officiellement pour faire face à la demande. "Officieusement pour avoir de la main d'oeuvre en cas de grève et mettre la pression aux livreurs" analyse Mathias. Elle peut en effet à tout moment rompre un contrat. "Pour Deliveroo c'est la croissance et pour nous c'est decrescendo sur la paie. Il est l'heure qu'on se fasse entendre" conclut ce jeune coursier, devenu peu à peu le porte parole des mécontents à Montpellier et dont le souhait est d'unir les livreurs de toutes les plateformes pour les contraindre à négocier.

"Une perte de 300 à 500 euros par mois avec ces nouvelles conditions tarifaires". Mathias, coursier

"Pour Deliveroo c'est la croissance et pour nous c'est decrescendo sur la paie". Mathias Maurin

"Unifier tous les coursiers de tous les bords, de toutes plateformes". Mathias