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Économie – Social

Les coursiers Deliveroo bordelais qui rallient le siège de la direction à Paris se sont arrêtés au Mans

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Par , France Bleu Maine

Cinq livreurs de la plateforme Deliveroo originaires de Bordeaux pédalent jusqu'à Paris pour faire entendre leurs revendications. Ils ont fait une halte au Mans, dimanche soir. Comme à chaque étape, ils sont allés à la rencontre de leurs collègues locaux.

Le Bordelais Jérémy Wick (à gauche) recueille les revendications de Romain, un livreur manceau de 25 ans.
Le Bordelais Jérémy Wick (à gauche) recueille les revendications de Romain, un livreur manceau de 25 ans. © Radio France - Clémentine Sabrié

Le Mans, France

Les grèves et les débrayages n'ont rien changé, alors cinq coursiers partent à l'assaut du siège de Deliveroo, à Paris. Tous sont originaires de Bordeaux. Ils ont fait plus de 700 kilomètres à vélo avant de parvenir au Mans, dimanche soir. Depuis leur départ, une semaine plus tôt, ils se sont arrêtés à La Rochelle, Poitiers et Nantes. A chaque étape, ils rencontrent leurs collègues pour noter leurs doléances, mais aussi pour les fédérer.  "Malgré le fait qu'ils essaient de nous isoler, en tant qu'indépendants, on est uni", explique Jérémy Wick, le coursier de 29 ans qui a lancé cette action. "On le fait pour nous cinq, mais aussi pour tous nos collègues." 

Tous les cinq se sont syndiqués à la CGT juste avant de prendre la route. Ils pensent que pour mieux  lutter, il faut s'organiser. Le syndicat les soutenait déjà avant en leur imprimant des tracts, par exemple. Là, la CGT a loué une camionnette pour transporter leurs affaires et leurs provisions.

Travailler plus pour gagner la même chose

Pas facile d'intercepter un livreur en pleine course, un dimanche soir, mais Jérémy et ses confrères se rendent devant un kebab de la rue du Pont, près de la Place de la République. Romain, un collègue manceau de 25 ans, y attend la préparation d'une commande. Tout de suite, le courant passe avec les jeunes bordelais. Il travaille depuis plus de huit mois à plein temps pour la plateforme. 

Depuis la modification des tarifs de fin juillet, la colère gronde. Romain a augmenté son temps de travail jusqu'à plus de 50 heures par semaine pour ne pas voir son chiffre d'affaires baisser. Clément, l'un des livreurs bordelais, fait plus de 100 kilomètres par jour, sept jours sur sept. "Demain, ça va être quoi ? On va passer à 1,50 euros la course ? On n'est pas des esclaves non plus", s'indigne-t-il. 

Des temps d'attente très longs devant les restaurants manceaux

Les mêmes remarques reviennent à chaque étape : des salaires toujours plus bas, des primes d'intempéries non respectées par la platefrorme, un manque des transparence et de protection. Autre problème : les temps d'attente devant les restaurants. Et c'est très problématique au Mans, selon les coursiers rencontrés. Cela peut aller jusqu'à 25 minutes.

"Sur tous les restaurants, il y en a quatre maximum qui sont vraiment carrés sur le temps d'attente."

Sauf qu'attendre à la porte d'un établissement, c'est perdre du temps de course et, donc, de l'argent. Pour éviter cela, des livreurs refusent systématiquement les commandes dans certains restaurants. Quand ils refusent ou annulent une commande, ils perdent le minima de 10 euros par heure qui leur est assuré, depuis que Deliveroo s'est installé au Mans, l'an dernier. 

C'est pourquoi les cinq Bordelais vont également aborder le sujet avec la direction de Deliveroo. Ils ont rendez-vous dans les bureaux parisiens de la start-up le mercredi 25 octobre.

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