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Immobilier : "Le robinet du crédit se referme" en Loire-Atlantique à cause de la crise économique

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Par , France Bleu Loire Océan

Avec la crise économique liée au coronavirus, les crédits immobiliers sont de plus en plus compliqués à obtenir. C'est le cas notamment en Loire-Atlantique où certains acheteurs qui avaient le feu vert de la banque avant le confinement ne l'ont plus aujourd'hui.

Les visites ne sont pas possibles pendant le confinement.
Les visites ne sont pas possibles pendant le confinement. © Radio France - Noémie Lair

La crise économique, conséquence du coronavirus, commence à faire des dégâts dans l'immobilier. Le marché est toujours solide et attractif en Loire-Atlantique, porté par la dynamique de Nantes, mais les crédits immobiliers sont de plus en plus souvent refusés par les banques ces derniers temps. "50 % des dossiers dits primo-accédants ont eu un refus de prêt sur les trois derniers mois", note Jérôme de Champsavin, président de la Fédération nationale de l'immobilier en Loire-Atlantique.

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des gens qui pouvaient emprunter auparavant et qui ne peuvent plus aujourd'hui.

Le marché avait plutôt bien rebondi après le premier confinement dans le département, avec un nombre important de transactions puisque la pierre a confirmé être une valeur refuge pour de nombreuses personnes. Mais il s'agissait principalement d'acheteurs aisés. Les petits budgets ou les primo-accédants sont eux devenus peu à peu moins présents depuis le déconfinement.

"Certaines personnes sont inquiètes pour leur avenir. Dans la région nantaise, il y a beaucoup d'indépendants et ce sont des gens qui sont extrêmement impactés par la crise du Covid. Dans ce contexte, il est difficile de s'engager sur l'achat d'une maison avec un prêt sur 20 ans, explique Jean-Charles Veyrac, de la chambre des notaires de Loire-Atlantique. De plus, il y a des banquiers qui sont plus frileux qu'ils ne l'étaient auparavant et les crédits sont octroyés avec des conditions beaucoup plus complexes. Le robinet du crédit se referme."

Des crédits de plus en plus difficiles à obtenir

C'est ce qui est en train de se produire pour Léa, une jeune nantaise qui a vu "un avant et un après deuxième confinement" dans son projet immobilier. Avec son conjoint, elle souhaitait acheter une maison dans la région d'Ancenis depuis plusieurs mois. "On a fait les démarches en amont auprès de notre banque pour connaître notre budget et nous assurer que tout était possible. Celle-ci nous suivait et nous disait qu'il n'y avait pas de souci", raconte la jeune femme. 

Le couple trouve la maison de ses rêves et signe un compromis de vente mi-octobre. Mais aujourd'hui, au moment de revenir vers la banque, la donne a changé : "Le bien qu'on a trouvé est à un prix largement inférieur à notre budget maximum, avec un taux d'endettement à 28 %, mais quand on a présenté le projet à la banque, on a vu qu'elle s'était beaucoup refroidie et elle nous a dit que le prêt n'allait pas soi." Elle doit encore donner sa réponse définitive mais le couple est pessimiste.

Faire réanaylser son projet

Les banques demandent plus d'apports, plus de sécurité si jamais le marché immobilier s'écroule. Au-delà de 33 % d'endettement, le projet ne sera plus suivi par les banques, résume Jérôme de Champsavin qui conseille aux "acquéreurs qui ont un projet en cour de refaire le point avec leur courtier ou banquier afin de réanalyser les financements pour savoir si ce qui était vrai hier est toujours vrai aujourd'hui".

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