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Les discothèques toujours interdites d'ouverture : leurs patrons s'indignent !

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Par , France Bleu Berry

La colère et l'incompréhension des patrons de boîtes de nuit. Ils sont les derniers des professionnels à ne pas profiter du déconfinement ! Le gouvernement n'envisage pas leur réouverture avant au moins septembre soit près sept mois sans aucune recette financière et sans compensation financière !

Va-t-on briser le monde la nuit ? demandent les professionnels des discothèques
Va-t-on briser le monde la nuit ? demandent les professionnels des discothèques © Maxppp - Christian Charisius

Les "derniers des derniers", les "vilains petits canards", les "bannis". Quelle que soit l'expression qu'on leur accole, les patrons de boites de nuit se sentent en tout cas méprisés et abandonnés. Hier à Orléans une quarantaine d'entre eux, venus de toute la région Centre-Val-de-Loire ont manifesté devant la préfecture leur colère face à la décision d'interdire leur réouverture.  Alors que le gouvernement autorisait enfin le week-end dernier celle des casinos, cinémas et centres de vacances, eux doivent encore patienter au moins jusqu'en septembre. Une décision d'autant plus injuste, selon les tenanciers, qu'elle ne s'accompagne d'aucune compensation financière. 

Dans le Cher, Julien Gilardet a repris depuis trois ans une institution des nuits berrichonnes : la discothèque les Bontemps située à Saint-Maur. Elle fait le bonheur des fêtards depuis 1987 ! Si ce professionnel de la nuit a ,comme d'autres commerçants, su faire face pendant trois mois, perdant un quart de son chiffre d'affaires, il ne voit pas comment continuer à faire face aux pertes financières pendant trois mois supplémentaires. "L'Etat finance le chômage partiel mais les charges sont toujours là. loyers, électricités. Pour l'instant on a fait face mais à un moment il va falloir renflouer les caisses"

"Décision absurde"

"Ils vont rester sur le carreau ! C'est pas possible de rester comme ça six mois fermés" confirme et alerte Véronique Gaulon, la présidente de l'UMIH (union des métiers de l'industrie hôtelière) dans l'Indre. Pour elle, cette décision est d'autant plus absurde que si le risque sanitaire est mis en avant, les soiréees privés sont pourtant autorisées. Elle affirme par ailleurs que les autres pays européens n'ont pas exclu les boîtes de nuit des mesures de déconfinement.

Rouvrir les discothèques pour mieux encadrer les rassemblements festifs

Dans le Cher le député LREM François Cormier-Bouligeon est du même avis. Avec 47 autres députés il vient de co-signer un courrier à l'adresse du premier Ministre demandant la réouverture rapides des discothèques et pour lui c'est justement, entre autres, une question de santé publique : "On prend le risque de voir se multiplier les fêtes sauvages comme celle qui a eu lieu il y a quelques jours près de Saint-Amand où les gestes  barrières ne sont pas respectés, au lieu de confier cette responsabilité à des professionnels qui pourraient faire respecter [...] Cela pourrait ne pas passer pour la priorité des priorités mais il faut respecter le travail de ses professionnels et le besoin de nos jeunes de faire la fête après 3 mois de confinement", insiste le député rappelant au passage que la filière représente 42.000 emplois et un milliard d'euros de chiffres d'affaires en France.

Des représentants de la filière doivent être entendus par le gouvernement cette semaine. Ils espèrent une issue rapide à ce dossier.

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