Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Les "Ecoopérateurs" : dans le monde de la plomberie aussi, recycler plutôt que jeter

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Le groupe Gocel, installé sur le plateau de Frescaty, compte 270 salariés et sept sociétés. Parmi elles, les "Ecoopérateurs", spécialisés dans la revalorisation des pièces de plomberie et de chauffage récupérées sur les chantiers du groupe.

Lionel Gocel, le PDG du groupe Gocel
Lionel Gocel, le PDG du groupe Gocel © Radio France - Magali Fichter

Vous faites des travaux chez vous ? Il vous manque une pièce cruciale, genre ballon d'eau chaude, tuyau, pièce de plomberie ? Vous pourrez bientôt les acheter d'occasion sur une plateforme internet. Cela s'appelle "Les Ecoopérateurs", c'est une start-up hébergée au sein de l'entreprise Gocel, sur le plateau de Frescaty.

Le constat : "On démonte beaucoup de choses qui fonctionnent encore"

A la base, Gocel est un groupe spécialisé dans le chauffage et la plomberie. Et c'est sur les chantiers que son PDG, Lionel Gocel, a mûri un constat au fil des années : "dans le bâtiment, on produit beaucoup de déchets. On emmène tout ça dans les déchetteries, et on doit payer au poids. En plus, c'est quelque chose qui n'est pas vertueux, parce qu'on ne trie pas vraiment. En plus, on démonte aussi beaucoup de choses qui fonctionnent encore."

200 actionnaires sur 270 salariés

Il a donc décidé, il y a un an et demi, de créer une structure pour valoriser ces pièces qui finissaient pour ainsi dire à la poubelle. Une structure au sein même de sa société : sur 270 salariés de Gocel, 200 sont actionnaires des "Ecoopérateurs". Cela veut dire qu'ils touchent chaque année une petite partie des bénéfices. Résultat : "tout le monde s'y est mis, affirme Lionel Gocel. En démontant, on fait un peu plus attention, le week-end, on vient trier, numériser, et finalement, on a créé un gros stock".

Bientôt un catalogue en ligne pour les particuliers

Pour l'instant, le premier client qui utilise ces pièces, c'est la société de maintenance hébergée elle aussi chez Gocel. Mais bientôt, un catalogue va être mis en ligne pour les particuliers, explique Lionel Gocel : "Demain, si vous avez besoin d'une robinetterie à 110 euros dans le commerce, on va vous la vendre 25 euros, d'occasion, mais quasi-neuve. Et là, on a le côté vertueux, on ne l'a pas jetée, et vous l'avez réutilisée."

Une "société-test"

Pour faire tourner la boutique, il faut bien sûr de la main d'oeuvre. "Les Ecoopérateurs" sont devenus la porte d'entrée de Gocel, un moyen de tester des jeunes sans qualification, qui pourront peut-être ensuite être embauchés dans les autres branches du groupe : "C'est une société-test, explique Cédric Neveu, le responsable des "Ecoopérateurs". On leur fait faire diverses tâches, on voit s'ils sont volontaires, s'ils sont spécialisés dans un domaine ou un autre, et ensuite, on les dirige vers les sociétés qu'on a où ils sont les plus à l'aise.