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Économie – Social

Les élus de Saint-Étienne et de la Loire au chevet des salariés de Loire Offset Titoulet

lundi 11 mars 2019 à 18:04 Par Tifany Antkowiak, France Bleu Saint-Étienne Loire

Les parlementaires Régis Juanico et Jean-Claude Tissot, ainsi que les maires de Saint-Étienne et de La Talaudière, ont rencontré les salariés de Loire Offset Titoulet lundi après-midi. Une grève illimitée a débuté vendredi sur le site, après l'annonce de la liquidation de l'imprimerie stéphanoise.

Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, avec les salariés de Loire Offset Titoulet.
Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, avec les salariés de Loire Offset Titoulet. © Radio France - Tifany Antkowiak

Saint-Étienne, France

Devant les grilles d'accès à l'imprimerie Loire Offset Titoulet, à Saint-Étienne, deux attroupements se sont formés lundi après-midi. L'un autour du député Régis Juanico, du sénateur Jean-Claude Tissot et du maire de La Talaudière, Ramon Gonzalez-Grail. L'autre autour du maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau. Tous sont venus rencontrer les salariés de l'imprimerie, en grève illimitée depuis vendredi 8 mars. Depuis qu'ils ont appris qu'il n'y avait pas de repreneur pour leur entreprise, en liquidation judiciaire depuis le mois de janvier 2019.

Pression sur les services de l'État et propositions de reclassement

Les échanges ont lieu à côté d'un feu de palette et de l'auvent déployé par les grévistes. Beaucoup des 133 salariés de Loire Offset Titoulet son résignés, comme Philippe Jeanpierre. "On peut pas faire des miracles, aujourd'hui c'est fini", lance le délégué CFDT. Pas de miracle non, mais une pression sur les services de l'État. C'est la promesse de Régis Juanico. Le député du mouvement Génération.s s'engage à interpeller le ministre de l'Economie Bruno Le Maire dès cette semaine pour aider les salariés à obtenir "le plan de sauvegarde de l'emploi le plus ambitieux possible". Le député ligérien dénonce un "gâchis industriel et humain". 

Le mot "gâchis" est lâché aussi par Gaël Perdriau devant les salariés de l'imprimerie. Le maire de Saint-Étienne s'engage lui "à regarder au cas par cas, personne par personne, les possibilités de reclassement dans les entreprises de la métropole". En attendant les actes, les salariés de Loire Offset Titoulet se sentent réconfortés par ces échanges avec les élus. "Oui, c'est réconfortant de voir qu'il y a des gens qui nous soutiennent et qui vont essayer de faire quelque chose", commentent Marie-Jo, Latifa, Annie et Michèle, qui ont chacune entre 16 et 35 ans d'ancienneté chez Loire Offset Titoulet. Des salariés qui en veulent à leurs dirigeants : ils estiment que tout n'a pas été fait pour trouver un partenaire depuis la première alerte en 2016, lorsque l'entreprise s'est retrouvée en redressement judiciaire. Et que l'entreprise a vu trop gros en réalisant des investissement importants ces dix dernières années. 

La liquidation prononcée le 20 mars ?

"On n'a jamais réussi à développer l'activité suffisamment pour pouvoir équilibrer les investissements qui avaient été faits en 2008", reconnaît Philippe Mougne, président de Loire Offset. Mais il assure que tout a été fait pour trouver un repreneur une fois que les difficultés se sont présentées. Tout en disant comprendre la colère des salariés. 

Les salariés, comme les dirigeants, de l'imprimerie stéphanoise attendent désormais que la liquidation soit prononcée. L'audience au tribunal correctionnel de Saint-Étienne pourrait avoir lieu le 20 mars.