Économie – Social

Les élus mosellans ne décolèrent pas contre la remise à plat de l'éco-taxe

France Bleu Lorraine Nord vendredi 4 avril 2014 à 18:24

Portique écotaxe
Portique écotaxe © Maxppp

La société chargée de collecter l'éco-taxe est basée dans l'agglomération de Metz. Déjà 156 personnes y travaillent en CDI, 150 douaniers aussi sont basés à Metz pour l'éco-taxe. Sa remise à plat est dénoncée comme un coup dur pour la relance économique du territoire.

Les élus de Moselle de décolèrent pas après la remise à plat de l'écotaxe. Ségolène Royal, toute nouvelle ministre de l'écologie, a annoncé ses intentions concernant cette taxe. Elle propose de rechercher ailleurs le financement des infrastructures de transport. Cette décision fait plaisir aux bonnets rouges en Bretagne, mais elle fait bondir les élus mosellans. Car en contrepartie des restructurations militaires, la société chargée de collecter l'éco-taxe est installée dans l'agglomération de Metz. Ecomouv, c'est déjà 156 salariés en CDI, plus 180 embauches à venir. Sans compter 150 agents des douanes, dans le quartier de l'amphithéatre à Metz.

"Nous ne sommes pas la variable d'ajustement du gouvernement"

Le président de Metz Métropole Jean-Luc Bohl a écrit à Manuel Valls, le nouveau premier ministre, pour dénoncer cette décision unilatérale de l'Etat : "nous ne sommes pas la variable d'ajustement du gouvernement ". Colère aussi du sénateur-maire de Woippy, François Grosdidier, qui faisait partie d'une commission d'enquête sénatoriale sur l'éco-taxe. Il dénonce un coup dur pour la relance économique du territoire. Dominique Gros, le maire de Metz a lui aussi écrit à Manuel Valls. Il en appelle au respect des engagements de l'Etat.

L'éco-taxe est suspendue depuis l'automne dernier.

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