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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Les entreprises de la zone de Grézan à Nîmes affichent leur soutien aux gilets jaunes et appellent au dialogue

vendredi 7 décembre 2018 à 17:16 Par Sylvie Duchesne, France Bleu Gard Lozère

Une petite centaine de patrons et de salariés de la zone Actiparc de Grézan se sont réunis ce vendredi matin à l'entrée du site pour afficher leur soutien aux gilets jaunes. Ils réclament également l'ouverture de négociations pour débloquer la situation au plan économique.

Les entreprises de Grézan affichent leur soutien
Les entreprises de Grézan affichent leur soutien © Radio France - Sylvie Duchesne

Nîmes, France

Leur action est symbolique : une petite centaine de patrons et de salariés des entreprises installées sur la zone Actiparc de Grézan à Nîmes se sont retrouvés ce vendredi matin à l'entrée du site pour afficher leur soutien aux gilets jaunes avec des banderoles. Eux aussi désapprouvent les taxes qui ne cessent d'augmenter. Mais leur situation devient compliquée. "Sans entrepreneurs, il ne peut pas y avoir de salariés" rappelle Jean-Antoine Bunoz, président de l'association Actiparc (qui regroupe les entreprises de Grézan). Il en appelle au dialogue entre les gilets jaunes et le gouvernement. 

"Quand on manque de chefs ou de représentants, on ne peut pas discuter. Il faut qu'on travaille ensemble, mais eux doivent se structurer. Il faut que les modérés prennent la parole. Parlons, dialoguons, rassemblons-nous autour d'une table. C'est de ça dont nous avons besoin en France." 

Jean-Antoine Bunoz, président de l'association Actiparc

Même si le site de Grézan n'est plus bloqué depuis quelques jours, la centaine d'entreprises présentes souffrent des blocages avec un chiffre d'affaires en baisse de 30 à 40%. Pour certains patrons, c'est de la base que les solutions doivent émerger. 

"Je pense que c'est là où les préfets devraient être un peu plus impliqués. Venir discuter avec nous et on pourrait, nous, être les relais, mais c'est vrai que vous ne voyez jamais les entreprises dans les rues. On se préoccupe déjà de nos salariés et c'est pas simple. Je pense que l'État et la préfecture devraient beaucoup plus s'impliquer localement." 

Régis Martinho, patron de l'entreprise Sonimem

Si la situation est calme sur le site de Grézan, elle est beaucoup plus tendue sur les zones de Saint-Césaire et du Mas de Cheylon. Auchan France a annoncé ce vendredi matin, qu'elle allait avoir recours au chômage partiel pour 560 de ses salariés. Ses plateformes sont complètement bloquées depuis 15 jours à Nîmes et Garons.

Un chiffre qui vient s'ajouter aux 2.000 salariés déjà concernés par du chômage partiel dans le département : 76 entreprises ont déposé un dossier à la DIRECCTE (75% d'entre elles sont situées dans le bassin alésien) et 1,2 millions d'aides ont déjà été débloqués par l'État.