Économie – Social

"Les entreprises du pays basque ont besoin d'un vent de liberté !"

Par Céline Arnal, France Bleu Pays Basque mardi 31 janvier 2017 à 10:37

André GARRETA, président de la CCI Bayonne Pays Basque
André GARRETA, président de la CCI Bayonne Pays Basque © Radio France - Céline ARNAL

André Garreta estime que les entreprises étouffent. Elles subissent de plus en plus de charges et de contraintes, déplore le président de Chambre de Commerce et d'Industrie Bayonne Pays Basque. Il était ce mardi matin l'invité de France Bleu Pays Basque.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie Bayonne Pays Basque souhaite que les entreprises, à l'avenir, aient plus d'oxygène, moins de contraintes. André Garreta était l'invité du jour de France Bleu Pays ce mardi matin. Il espère que 2017 sera une année plus favorable pour les entreprises car il redoute une "hyper-responsabilisation des responsables".

Il redoute une "hyper-responsabilisation des responsables".

Pour lui, cette année 2017 débute en effet sous de mauvais auspices et il énumère : mise en place du compte pénibilité, dénonciation du salarié en cas d'infraction routière et mise en place du prélèvement de l'impôt à la source.... " Nous devenons collecteur d'impôt. Nous avons besoin, nous, chefs d'entreprise, de plus d'oxygène, moins de boulet au pied." "On devient responsable de tout. Comme la loi est de plus en plus foisonnante en matière de réglementation, de sécurité, de prévention, finalement, dès qu'on prend des responsabilités, vous êtes de facto un hors la loi. Parce que la loi, on ne sait pas comment l'appliquer, on ne la maitrise plus. On est en train de fabriquer une société de plus en plus judiciarisée. On enlève toute humanité. On détruit la confiance entre les acteurs de la société."

La CAPB ?

Elle va donner un nouvel élan à notre territoire estime André Garreta. Le président de la CCI d'expliquer ensuite que pour lui, quand il voudra mettre en place une action, il aura à rencontrer le président de l'agglo pays basque et le vice président... alors qu'avant, il devait avoir des entretiens avec les 8 présidents de communautés de communes existantes, et leur vice président) et les 2 présidents d'agglomération ( et leur vice-président)... bref, il aura dorénavant 2 interlocuteurs contre 20 jusqu'au 31 décembre dernier.

Quoi pour cette année 2017 ?

J'attends que les politiques comprennent que " les entreprises ont besoin de travailler, conclut le président de la CCI. Il faut qu'on nous libère. Les entreprises ont besoin de terreau fertile et d'un vent de liberté. "

Retrouvez l'intégralité de l'ITW d'André Garreta ce mardi 31 janvier en direct sur FBPB