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Économie – Social

Les ex-salariés d'Arjowiggins contestent le plan social au tribunal administratif

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Par , France Bleu Maine

Invité ce jeudi 13 juin 2019 de France Bleu Maine, Thomas Hollande, avocat des ex-salariés des papeteries d'Arjowiggins en Sarthe, annonce qu'une action a été engagée cette semaine auprès du tribunal administratif de Nantes pour faire annuler le plan de sauvegarde de l'emploi.

Les ex-Arjowiggins espèrent faire annuler le plan de sauvegarde de l'emploi
Les ex-Arjowiggins espèrent faire annuler le plan de sauvegarde de l'emploi © Radio France - Boris Hallier

Bessé-sur-Braye, France

Les ex-salariés d'Arjowiggins ne désarment pas, quatre mois après la liquidation judiciaire des papeteries sarthoises : alors qu'ils s'apprêtent à signer leur solde de tout compte,  leur avocat Thomas Hollande révèle sur France Bleu Maine qu'une action a été engagée cette semaine auprès du tribunal administratif de Nantes pour faire annuler le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

"Nous contestons la décision de l'administration du travail qui homologue ce PSE", indique Thomas Hollande. "Le tribunal administratif de Nantes a deux mois pour statuer. Si le PSE est annulé, cela veut dire que l'indemnité pour les salariés de Bessé-sur-Braye et du Bourray [Saint-Mars la Brière, NDLR] ne pourrait pas être inférieure aux salaires des six derniers mois". Plus de 700 personnes ont perdu leur travail avec la liquidation.

Une assignation des dirigeants et de la BPI en préparation

D'autres actions sont également en cours de finalisation, poursuit Thomas Hollande : "Nous allons lancer au tribunal de grande instance une assignation des dirigeants du groupe Sequana, en premier lieu de M. Lebard [le PDG, NDLR], ainsi que de la Banque publique d'investissement qui est selon nous le principal responsable de cette stratégie de désindustrialisation du groupe au moins depuis 2013. Depuis plusieurs années, 200 millions d'euros d'argent public ont été injectés pour payer les actionnaires et fermer les sites".

En avril dernier, la direction de Sequana avait estimé par communiqué que "les flux financiers entre [les sites sarthois d'Arjowiggins] , d'une part, et les sociétés du groupe Sequana mises en cause, d'autre part, [étaient] des flux courants et habituels intervenus à des conditions normales.

Les partisans d'une nationalisation temporaire restent mobilisés

En parallèle, la mobilisation pour une nationalisation temporaire d'Arjowiggins se poursuit. "Mais tant que l'Etat ne bouge pas", regrette Thomas Hollande, "ce projet d'une reprise de l'activité papier recyclé, dont la viabilité est démontrée, ne peut pas aboutir. On est à la merci de la décision du gouvernement".