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Économie – Social

Les ex-Whirlpool d'Amiens gardent espoir

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Par , France Bleu Picardie, France Bleu

Une centaine d'anciens salariés de Whirlpool se sont retrouvés ce vendredi sur le parking de l'usine d'Amiens. Onze mois après la fermeture, leur avocat les a réunis pour faire le point et leur demander de boucler au plus vite leurs dossiers et attaquer le fabricant d’électroménager aux prud'hommes.

Les anciens salariés se sont réunis sur le parking de l'usine autour de leur avocat, Fiodor Rilof
Les anciens salariés se sont réunis sur le parking de l'usine autour de leur avocat, Fiodor Rilof © Radio France - Axelle Labbé

Amiens, France

Les mains dans les poches ou les bras croisés, les ex Whirlpool écoutent attentivement leur avocat, Fiodor Rilov. Il a découvert récemment que le géant de l'électroménager avait été sanctionné au mois de décembre pour entente sur les prix, avec cinq autres fabricants. "Et nous allons le prendre en considération, et on poussera aussi loin que possible la réflexion pour savoir s'il y a un lien entre cette sanction et la fermeture de l'usine", leur explique-t-il. 

Un argument de plus pour contester les licenciements... Juan Garcia, 22 ans de maison chez Whirlpool, veut y croire : "on continue et on va essayer de récupérer un peu d'argent dans quelques années, par rapport, j'ose le dire, à tous ces voleurs." Il est en reclassement, il aimerait faire une formation pour travailler en EHPAD, auprès des anciens. "pas forcément pour gagner plus, dit-il en souriant, c'est juste travailler et m'occuper des gens".

Reportage sur le parking de Whirlpool à Amiens

Notre plan social a été exemplaire, j'espère que le ministère sera aussi exemplaire que nous

La réunion terminée, les discussions reprennent. Certains n'ont pas de nouvelle de leur dossier, d'autres échangent sur les papiers, arrivés ou pas au courrier... Ce genre de rencontres, même en plein vent sur le parking, ça fait du bien raconte Frédéric Chantrelle, délégué CFDT : "ça redonne un peu de baume au cœur! Le dossier est maintenant sur le bureau du ministère, notre plan social a été exemplaire, j'espère que le ministère sera aussi exemplaire que nous". 

Prochaine échéance pour les salariés : une audience aux prud'hommes au mois de juillet.

Des inquiétudes chez WN

Cette réunion, c'est aussi l'occasion de discuter entre anciens collègues. 178 ex-Whirlpool ont été repris chez WN par Nicolas Decayeux, président du Medef de la Somme. Ils devaient fabriquer des casiers réfrigérés connectés pour vous faire livrer vos courses, des voiturettes électriques et des cages d'ascenseur. 

On est encore plus fatigué à ne rien faire qu'à travailler - Un salarié de WN

Près d'un an après leur embauche, tous ceux présents hier racontent la même chose : l'usine ne fonctionne pas. Il n'y aucune production. Un employé, un seul, a accepté de raconter sa journée au micro de France Bleu Picardie : "on est sur les téléphones, on s'occupe comme on peut. Ça va faire un an. Il n'y a qu'à l'ascenseur que ça tourne un peu, sinon on est tous au même point. Des promesses on en a eu plein, mais là il n'y a plus de réunions, plus rien. On devrait en savoir plus en juin, soit tout le monde part ou ils gardent tout le monde. Mais en un mois ça va être compliqué de tout débloquer. Depuis la fin de Whirlpool c'est pareil, on est toujours dans le doute, on attend. On fait passer le temps. C'est pas évident. On est encore plus fatigué à ne rien faire qu'à travailler." 

"On est toute la journée sur le téléphone" raconte un salarié de WN

WN a touché plus de 20 millions d’euros lors de la reprise, apportés par Whirlpool, les pouvoirs publics et les banques. Les salariés craignent d'être licenciés une fois cet argent dépensé. Le patron de WN, Nicolas Decayeux, n'a pour l'instant pas donné suite à nos demandes d'interview.

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