Économie – Social

Les femmes appelées à se mobiliser à 16h34 ce lundi pour demander l'égalité salariale

Par Géraldine Houdayer et Typhaine Morin, France Bleu lundi 7 novembre 2016 à 3:00 Mis à jour le lundi 7 novembre 2016 à 14:39

Les femmes réclament l'égalité salariale avec les hommes.
Les femmes réclament l'égalité salariale avec les hommes. © Maxppp - Christophe Morin

A partir de 16h34 ce lundi, les femmes travailleront bénévolement jusqu'à la fin de l'année. Elles gagnent, en moyenne 15% de moins que les hommes. Un collectif féministe appelle les Françaises à se mobiliser à Paris et dans plusieurs villes de France cet après-midi.

A partir de 16h34 et 7 secondes, ce lundi 7 novembre, les femmes travailleront bénévolement jusqu'à la fin de l'année. C'est l'amer constat dressé par le collectif féministe Les Glorieuses, qui appelle les françaises à se mobiliser à 16h34 cet après-midi. La fondatrice des Glorieuses, Rebecca Amsellem, une professeure de faculté de 28 ans, a établi que l'écart de rémunération de 15,1% entre les hommes et les femmes mesuré en 2010 par l'institut européen de la statistique Eurostat correspondait "à 38,2 jours" de salaire en moins. Ce lundi à 16H34 et 7,5 secondes précisément, on peut se dire qu'on va travailler pour rien tous les jours jusqu'à la fin de l'année," poursuit-elle, appelant à une "prise de conscience collective" . L'appel du collectif a été partagé plus de 24.000 fois sur Facebook. L'initiative s'inspire de ce qui s'est passé en Islande le 24 octobre dernier : les femmes du pays sont descendues dans la rue à 14h38, pour réclamer l'égalité salariale.

"On n'appelle pas les femmes à quitter le travail, mais on veut proposer, suggérer, aux associations, aux syndicats de travailleurs, de s'approprier ce chiffre pour se mobiliser", précise la fondatrice des Glorieuses à l'AFP. Des rassemblements ont lieu ce lundi à Paris, mais aussi à Caen, Rennes, Nantes, Valence ou encore Toulouse. Sur Twitter, le hashtag #7novembre16H34 rassemble aussi les appels à mobiliser. Les contributrices des Glorieuses aimeraient à plus long terme que ce sujet soit abordé dans la campagne présidentielle, pour "donner aux femmes les droits qu'elles méritent".