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Économie – Social

Les Français payent plus cher leur café à cause des dosettes

lundi 1 octobre 2018 à 17:21 Par Laurent Vareille, France Bleu Azur

A l'occasion de la Journée mondiale du café, une étude vient d'être publiée sur cette filière mondiale en pleine expansion. Elle est le fruit du Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne et a été commandé par diverses associations prônant un commerce équitable.

Le café en dosette coûte 4 à 5 fois plus cher que le café moulu.
Le café en dosette coûte 4 à 5 fois plus cher que le café moulu. © Maxppp - Alexis Sciard

Carros, France

L'étude est un épais document de plus de 160 pages. Elle aborde, chiffres à l'appui, l'ensemble de la filière et démontre trois choses. Un, que l'on produit et consomme de plus en plus de café en France et dans le monde. Une tendance loin d'être terminée avec l'émergence de nouveau marché, comme celui de l'Asie. Deux : que le prix de la matière première est historiquement bas. Il se négocie 86 centimes d'euros la livre, c'est à dire 450 grammes. Et trois : que les Français désormais sont davantage "dosettes" à 58 % plutôt que "café moulu".

Des marges pour les grands groupes de plus en plus larges

L'étude démontre également que les marges sont donc de plus en plus grandes pour notamment les trois principales multinationales qui se partagent 80% du marché mondial. Pourtant, une tendance croit depuis 15 an s: 10 % par année. Il s'agit du commerce équitable, bio, labellisé Max Havelaar. Le principe est simple: faire moins de marge mais mieux rémunérer les petits producteurs tout en exigeant une qualité du produit. 

Dans les Alpes-Maritimes, ce modèle économique est porté par les cafés Malongo à Carros. Représentant 2% du marché français en 2007, l'entreprise azuréenne affiche désormais 4% sur la balance et compte bien continuer sur sa lancée, sûre que les Français, adeptes des dosettes et donc prêts à payer leur café plus cher, vont désormais exiger une qualité à tous les étages, respectueuse de l'environnement et des agriculteurs des pays producteurs. 

Son directeur général, Jean-Pierre Blanc, depuis 25 ans, en est convaincu et œuvre pour convertir de plus en plus d'entreprises d'un secteur qui génère des milliards d'euros chaque année. Nous l'avons rencontré. Interview France Bleu Azur.

Jean-Pierre Blanc, directeur général des cafés Malongo