Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Les gilets jaunes de Cherbourg lèvent le blocage de la gare maritime

dimanche 2 décembre 2018 à 23:04 Par Pierre Coquelin, France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Ce dimanche vers 16h30, les gilets jaunes de Cherbourg ont décidé de lever le blocage de la gare maritime."Le blocus devenait intenable pour les compagnies, les transporteurs et les chauffeurs", explique le président du port de Cherbourg.

Les gilets jaunes ont voté la fin du blocus de la gare maritime de Cherbourg, mais d'autres actions "coup de poing" son prévues
Les gilets jaunes ont voté la fin du blocus de la gare maritime de Cherbourg, mais d'autres actions "coup de poing" son prévues © Radio France - Pierre Coquelin

Cherbourg, France

"On lève le blocage, mais on n'en a pas fini avec les actions coup de poing". Dimanche, vers 16h30, après une concertation, les gilets jaunes de Cherbourg ont décidé de mettre fin au blocage de la gare maritime. "On ne veut pas non plus se tirer une balle dans le pied et que notre port coule. On ne veut pas mettre des gens au chômage. Donc on a décidé de rouvrir aux camions", explique Doriane. 

Ce dimanche midi, les parkings étaient remplis de poids-lourds, avant le départ d'un ferry pour Dublin dans l'après-midi. "On en a fait passer 72, mais dans ceux qui restent, huit ne veulent pas partir", confie une membre des gilets jaunes. Certains chauffeurs, présents parfois depuis trois jours, perdent leurs nerfs : l'un d'entre eux commence à tenter d'enlever des pneus d'un barrage. Les manifestants interviennent. "Après, il y a la fatigue... C'est normal que ça s'échauffe", lâche Doriane. 

Pour le port, c'est la fin de près de dix jours de perturbations. "Je ne peux pas dire que je suis heureux, mais plutôt soulagé de voir les gilets jaunes revenus à la raison. Le blocus devenait intenable pour les compagnies, les transporteurs et les chauffeurs. Ce que j'espère, c'est que le blocage ne reprenne pas, et que l'activité économique reparte normalement", explique Dominique Louzeau, le président du port de Cherbourg. 

Déficit commercial et d'image

Pour l'instant, difficile de chiffrer l'impact de cette action, mais globalement "les compagnies maritimes sont parties avec à peu près la moitié de leur fret habituel", note Dominique Louzeau. Un blocus partiel, puis total, puis à nouveau filtrant. 

"On est en train d'estimer le déficit mais il est significatif - Dominique Louzeau

Et au-delà des questions économiques, il y a aussi un "déficit d'image". "Depuis quelques jours, les autorités irlandaises étaient très irritées et commençaient à réfléchir à des plans B", précise le président. 

"Ces dix derniers jours, c'était une vraie catastrophe. Le fait de laisser des camions sur des parkings non sécurisés était sujet à des passages de migrants vers l'Angleterre et l'Irlande" - Dominique Louzeau