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Économie – Social

Les grévistes de H. Reinier menacés de sanctions par la direction de l'entreprise

mardi 5 décembre 2017 à 18:18 Par Benjamin Billot, France Bleu Paris

Les salariés de H. Reinier - filiale d'Onet - sont en grève depuis début novembre. Ils demandent une amélioration de leurs conditions de travail. Après des altercations avec des salariés non grévistes, une dizaine d'entre eux ont reçu une lettre de convocation à un entretien en vue de sanctions.

Photo d'une poubelle de Garges-Sarcelles qui déborde
Photo d'une poubelle de Garges-Sarcelles qui déborde - Léa Heller

Île-de-France, France

Les salariés de H. Reinier, une filiale d'Onet, sont chargés des nettoyages des gares SNCF du nord de l'Île-de-France. Une grande partie d'entre eux sont en grève depuis le 02 novembre. Ils demandent une amélioration de leurs conditions de travail. Le conflit s'est enlisé et les poubelles débordent dans de nombreuses gares. La tension a augmenté encore d'un cran puisque la direction de l'entreprise a envoyé à une dizaine de salariés des lettres de convocation à un entretien pour des sanctions "pouvant aller jusqu'au licenciement". En cause, les altercations qui ont éclaté entre les grévistes et ceux qu'ils appellent ""les casseurs de grèves"".

L'entreprise H. Reinier mobilise en effet des salariés non grévistes pour nettoyer les gares, vider les poubelles qui débordent et ramasser les déchets qui s'accumulent. Ceux qui sont en grève voient donc d'un très mauvais œil ces agents qui viennent les remplacer. Des altercations ont éclaté, admet un des représentants syndicaux de l'entreprise qui préfère rester anonyme. Mais selon lui, elles se sont cantonnées à des insultes, aucun coup n'a été porté.

L'entreprise peut légalement remplacer un salarié en grève par un non-gréviste

Les grévistes dénoncent une atteinte au droit de grève, puisque des non-grévistes viennent réaliser leur travail. Mais en réalité une entreprise peut légalement remplacer un salarié en grève par un autre salarié, à condition que celui-ci ne soit pas en contrat précaire (CDD, intérimaire) .

Par contre pour la direction de H. Reinier, les grévistes n'ont pas le droit de s'interposer pour empêcher leurs collègues de venir faire leur travail. En faisant cela, ils sortent de l'exercice du droit de grève. C'est pour ça que des sanctions sont envisagées et que ces lettres de convocation ont été envoyées. Peut-être un moyen de mettre la pression alors que les négociations continuent. Une nouvelle réunion entre syndicats et direction est prévue ce mercredi 6 novembre.