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Les hêtres des montagnes du Béarn et de la Bigorre convoités par un groupe italien,

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Par , France Bleu Béarn

Le groupe italien Florian veut construire une scierie industrielle à Lannemezan et l'alimenter par du bois de hêtres coupés dans les forêts de toute la chaîne pyrénéenne, Béarn et Bigorre compris. Cela pose de nombreuses questions sur l'avenir de ces forêts.

Hêtres
Hêtres © Radio France - © Photo Christophe Noiseux Radio France

Les hêtraies sont des forêts emblématiques de nos Pyrénées, on les trouve entre 500 et 1500 mètres. La grande majorité sont publiques, elles appartiennent aux communes. Certaines sont exploitées, souvent par l'Office National des Forêts pour le compte des collectivités. Selon l'ONF si on voulait produire plus de bois il faudrait entreprendre de grands chantiers pour ouvrir des routes forestières et permettre le passage de camions. C'est là que le projet industriel du groupe italien interpelle. 

Florian veut couper l'équivalent de 1200 terrains de football par an

Le groupe italien a besoin de 250 000 mètres cubes de bois par an, pour rentabiliser sa scierie, c'est deux fois et demi le total de ce qui est produit actuellement sur la totalité de la chaîne Pyrénéenne. Les écologistes craignent la déforestation ; les scieurs locaux de ne plus pouvoir acheter ce bois capté par l'usine italienne. Un collectif d'opposants a été crée, c'est "SOS forêt Pyrénées". Il organise des réunions publiques d'information. A Oloron-Sainte-Marie, la réunion se tiendra le premier juillet à 18 heures, villa Bedat.

Philippe Falbet, membre du collectif SOS forêt Pyrénées

Le collectif SOS forêt Pyrénées
Le collectif SOS forêt Pyrénées - SOS forêt Pyrénées

Il faudrait accepter le passage des camions

Le projet du groupe Florian implique d'exploiter des forêts qui ne le sont pas actuellement, celles qui sont exploitées sont au maximum de leur production selon l'ONF. Qui dit exploitation dit réouverture ou création de pistes forestières et passages de camions, et on ne sait pas qui devra financer ces travaux ? l'industriel ou les collectivités locales ? Dans certains endroits ce sera difficilement compatible avec le tourisme et la randonnée

Les communes devront autoriser l'exploitation de leurs forêts

Du côté de l'ONF on se dit plutôt favorable à un projet d'exploitation de ces forêts "délaissées" mais les conditions pour y parvenir sont nombreuses, à commencer par l'accord des communes ; pour fournir la quantité demandée, il faudrait qu'elles acceptent en masse d'adhérer au projet italien. Si la communauté de communes de Lannemezan et la région Occitanie soutiennent le projet, pas sûr qu'il ait le même écho favorable en Béarn et en Bigorre. Autre point délicat, la main d'oeuvre : on manque de bûcherons et de débardeurs, il faut parfois en faire venir des pays de l'Est. Il y aurait donc peu de créations d'emplois locaux. 

Jean-Loup Meunier, directeur de l'Office National des forêts Pyrénées Gascogne

Dans la filière bois, certains professionnels sont sceptiques, c'est le cas de la scierie Lapassade à Artiguelouve, qui exporte du bois à l'international, elle a proposé du bois de hêtre au groupe Florian, et depuis dix mois, elle attend toujours une réponse. Certains ont aussi en mémoire le fiasco Xilofrance. En 2007 un autre groupe italien a crée une usine de contreplaqué à Damazan en Lot et Garonne, il a mis la clé sous la porte cinq ans plus tard, après avoir empoché deux millions et demi d'argent public et licencié 65 salariés. Et certains professionnels se demandent si ce nouveau projet n'est pas une planche pourrie.

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