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Économie – Social

Des infimiers de bloc opératoire sont en grève à Laval

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Par , France Bleu Mayenne

Des infirmiers de bloc opératoire du centre hospitalier de Laval sont en grève. Ils rejoignent le mouvement national, depuis les annonces de la Ministre de la Santé dans le cadre de la crise des urgences. Un débrayage d'une heure a eu lieu devant le hall de l'hôpital de Laval ce lundi après-midi.

Des infirmiers du bloc opératoire ont fait grève ce lundi
Des infirmiers du bloc opératoire ont fait grève ce lundi © Radio France - Romane Porcon

Laval, France

Pour la première fois, des infirmiers de bloc opératoire sont en grève à Laval. Ils suivent le mouvement national lancé suite aux annonces de la Ministre de la Santé, Agnès Buzin. Ce lundi après-midi, un débrayage d'une heure a été effectué devant le hall de l'Hôpital de Laval. Douze infirmiers ont participé à cet acte sur les dix-huit infirmiers de l'Hôpital. 

Le malaise et le mal-être sont sortis des blocs opératoires

C'est plutôt rare que les infirmiers sortent de leur bloc, Carine est infirmière bloc opératoire depuis 14 ans à Laval : "Il y a encore même pars six mois je ne m'imaginais pas dans la rue. On a senti que le malaise et le mal-être est sorti des blocs opératoires. On en a discuté entre nous et _les réseaux sociaux permettent de discuter avec des gens de Lorient, de Rennes, de Vannes_. C'est important de sentir qu'on fait partie d'une corporation et qu'on est pas seuls." 

Tous estiment avoir été oubliés par la Ministre de la Santé. Ils demandent une reconnaissance, explique Carine : "On nous a demandé de faire 49h de formation supplémentaire, pour acquérir des responsabilités supplémentaires sans revalorisation salariale. Ne serait-ce que les sutures cutanées, tous les opérateurs ne nous laissent pas le faire mais ça peut arriver. Dans ce cas, on prend des responsabilités supplémentaires. _On aurait aimé un petit remerciement salariale_. Au bloc opératoire, vous avez une expertise du personnel, avec une grille indiciaire avec une prime donnée aux personnes qui travaillent dans les blocs opératoires avec une haute technicité. Cette prime, les infirmiers du bloc opératoire n'y ont pas le droit. Ça représente au moins une centaine d'euros par mois. Cela pourrait changer quelques fins de mois."

Une reconnaissance salariale et professionnelle

Surtout que d'autres infirmiers vont toucher des primes sauf eux et ça n'est pas acceptable pour Laure, une autre infirmière de bloc : "Pour désengorger le manque de médecins urgentistes, des infirmiers vont avoir une formation supplémentaire mais moindre que la nôtre. Ils vont faire des sutures alors que normalement ça nous est réservé. Pour cela, ils vont avoir une revalorisation salariale avec un premier échelon d'activité salaire plus élevé que le nôtre. Donc un salaire plus haut en ayant fait moins de formation. Après tant mieux pour eux mais il faudrait que tout soit revalorisé."

On se demande si Agnès Buzin a déjà été au bloc un jour? Laure, infirmière bloc opératoire

Ces infirmiers n'attendent pas qu'une reconnaissance salariale, Carine espère aussi une reconnaissance de sa profession : "On a besoin que les gens nous connaissent. Quand les gens arrivent au bloc opératoire, on est tous masqués. On est là pour eux dans des moments où ils sont en détresse, dans une situation complexe et notre rôle est important. _On est pas là que pour ouvrir des boites et compter des compresses_. On est garant de leur sécurité. A partir du moment, où vous prenez des responsabilités, vous pouvez finir devant le juge. Je pense qu'il y a un moment où il faut qu'on dise qu'on prend des risques et tout risque mérite reconnaissance, respect et revalorisation salariale. 

Ce qu'il manque aussi à ces infirmiers ce sont des formations, explique Carine : "On veut qu'il y ait un maximum de gens qui fassent cette formation de 18 mois. On nous apprend à être devant une situation et l'analyser. C'est indispensable." Parce que si les infirmiers de bloc opératoire de Laval sont mobilisés ce lundi après-midi c'est parce qu'ils aiment leurs patients et leur métier, confie Carine : "Je n'ai pas envie qu'il soit bafoué, que notre métier disparaisse parce qu'on s'est pas battu pour le défendre. Les gens quand ils viennent dans le bloc, ils mettent leur vie entre nos mains, tout n'est pas que dans les mains de l'opérateur. C'est aussi dans les nôtres. D'ailleurs, des opérations ont été annulées avec la grève. Ces infirmiers prévoient de nouvelles actions pour être entendus. 

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