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Les jardins ouvriers de Mamers cherchent des volontaires pour reprendre des parcelles vacantes

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Par , France Bleu Maine

Sur les 70 parcelles que comptent les jardins ouvriers de Mamers, douze au moins sont vacants. Les jardiniers cherchent donc des volontaires et mettent en avant une activité de plein air, qui peut aussi apporter un complément conséquent en fruits et légumes.

Douze parcelles attendent de trouver preneur aux jardins ouvriers de Mamers.
Douze parcelles attendent de trouver preneur aux jardins ouvriers de Mamers. © Radio France - Céline Autin

Douze parcelles attendent de trouver preneur aux jardins ouvriers de Mamers (Sarthe), qui en comptent 70. Les jardiniers sarthois veulent convaincre des nouveaux venus, quelques mois après le confinement, des bienfaits du travail en pleine nature.

Rajeunir le jardin et faire vivre une tradition

Les jardiniers mamertins sont les premiers à le reconnaître : ils vieillissent et les générations suivantes ont du mal à prendre le relais. "Il y a beaucoup de retraités, admet Guy, lui-même dans ce cas. Ce serait bien de voir arriver quelques familles tout de même !" Aux jeunes jardiniers en herbe, il aimerait "apprendre à semer des graines, et à se nourrir soi-même. C'est là qu'est l'avenir, pas dans les supermarchés"

Douze parcelles du jardin ouvrier de Mamers sont pour l'instant à l'abandon.
Douze parcelles du jardin ouvrier de Mamers sont pour l'instant à l'abandon. © Radio France - Céline Autin

Un avis que partage Pierre Léger, président de la section locale des Jardiniers sarthois, qui administre les jardins ouvriers : "On avait dû réduire déjà le nombre de parcelles il y a quelques années. C'est une tradition ouvrière qui se perd, mais c'est un bien essentiel qu'on doit protéger". 

Un "effet confinement" qui attire du monde aux jardins

Pierre Léger note tout de même que des nouveaux venus sont venus le voir après le confinement, "des femmes surtout, qui se sont installées après avoir été en manque de plein air. Il y a l'envie d'avoir de l'espace, de la convivialité, de ne pas rester tout seul." Il mise toujours sur cette envie du plein air pour attirer de nouveaux jardiniers : "ici on oublie son appartement ou son HLM. On peut rester le soir sur sa parcelle et faire un repas, dans la limite du raisonnable. C'est un lieu de vie à part entière."

Joël a une parcelle aux jardins ouvriers de Mamers depuis 44 ans. Il est toujours prêt à donner un coup de main ou des conseils aux nouveaux venus.
Joël a une parcelle aux jardins ouvriers de Mamers depuis 44 ans. Il est toujours prêt à donner un coup de main ou des conseils aux nouveaux venus. © Radio France - Céline Autin

Chaque parcelle mesure 150 m². Richard, arrivé il y a un mois, a choisi lui de la couper en deux. A son arrivée, il a trouvé "des conseils et des échanges de méthodes" auprès de ses voisines : "C'est une manière de se rencontrer beaucoup plus agréable qu'à la terrasse d'un bar !" En cas de besoin, les plus anciens du jardin, comme Joël, qui détient une parcelle depuis 44 ans, sont toujours prêts à aider. Richard souligne aussi l'aspect économique, qui n'a "rien à voir avec le prix du supermarché".

Cultiver des fruits et des légumes revient moins cher

Les jardiniers mamertins le confirment tous : cultiver son lopin de terre au jardin ouvrier revient moins cher que de devoir tout acheter. "Je vise l'autosuffisance", avance même Josette en souriant. "Un jardin, ça aide, défend Pierre Léger. Au moment où l'on voit plein de gens se faire aider, avoir un jardin ici a du sens." 

Pour occuper une parcelle de 150m², il faut payer 38 euros l'année, et 4 euros pour la clé d'accès au jardin. Les jardiniers sarthois proposent également des semis à prix réduits, et un abonnement à leur magazine. Si vous êtes intéressé, vous pouvez contacter Pierre Léger à cette adresse : pierrot.leger72@sfr.fr

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