Économie – Social

Les Jardipalettes fleurissent à Orléans

Par Guillaume Drechsler, France Bleu Orléans et France Bleu vendredi 21 octobre 2016 à 4:00

Située dans ce petit coin de la venelle Saint-Germain, la Jardipalette a trouvé sa place.
Située dans ce petit coin de la venelle Saint-Germain, la Jardipalette a trouvé sa place. © Radio France - Guillaume Drechsler

Depuis cet été, quatre jardins partagés made in Orléans ont fait leur apparition dans les rues. Ce petit coin de verdure a un double effet. Écologique, mais c'est aussi l'occasion pour les riverains de se rapprocher.

C'est un petit coin de verdure dans les rues orléanaises. Depuis cet été, quatre jardins partagés ont fait leur apparition dans Orléans. Des habitants d'un quartier, d'une rue, se réunissent pour entretenir quelques mètres carrés de terres. Le but est de créer un lien social. A la sauce orléanaise, ça donne les Jardipalettes ! Posée sur une palette, comme son nom l'indique, le bac d'un mètre cube est donc facilement transportable... A Orléans, il y en a quatre: près du théâtre, rue des Charretiers, rue Bannier et à la venelle Saint Germain (ci-dessous).

La Jardipalette d'un mètre cube est facilement transportable. - Radio France
La Jardipalette d'un mètre cube est facilement transportable. © Radio France - Guillaume Drechsler

La Jardipalette, c'est quoi ? C'est une jardinière sur une palette. Pas sorcier mais accessible à toutes et à tous !

A leur création, on parle de jardin familial. Cela se passe au XIXe siècle, dans le nord est de la France, où un jardin est partagé par plusieurs familles d'un quartier. Progressivement, les jardins familiaux se développent sont légalisés par une loi du 26 juillet 1952 où le code rural pose les bases de l'organisation. Désormais, un jardin familial doit être géré par une association. Les associations de jardins familiaux se regroupent, dans les années 1950 et 1960, sous l'égide de la Fédération nationale des jardins familiaux. Ce sont de véritables projets collectifs, et non pas forcément familiaux, qui émergent dans les villes française. C'est pour cela que le terme de jardin partagé s'impose donc dans le langage courant.

La Jardipalette, une idée orléanaise

Mais c'est aux Etats-Unis, dans les années 1970, que les jardins partagés retrouvent de l'éclat. Les "community gardens" voient alors le jour. La traduction littérale est: jardins communautaires. Il faut attendre 1997 pour voir le premier jardin communautaire à la française voir le jour, à Lille. Les idées germent alors en France puisque ces jardins communautaires offrent une plus grande flexibilité dans leur mise en place. Pas besoin de passer par une association privée pour attribuer les parcelles. Ce sont les jardiniers en herbe, eux-mêmes, qui s'organisent. En 2006, la Fédération nationale des jardins familiaux devient la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs.

Depuis 2006 à 2016, l'idée a eu le temps de germer à la mairie d'Orléans. Sans doute que cette dernière a été refroidie par l'expérience du début des années 2000. Orléans a alors essayé de faire apparaitre des petits coins de terres, notamment rue de Bourgogne, entretenus par les habitants. Mais l'expérience a tourné court.

C'est en 2016 que le jardin partagé nouvelle génération made in Orléans fait son apparition ! Une idée de Brigitte Ricard, adjointe à la mairie. France Bleu Orléans est allé tendre son micro devant la Jardipalette de la venelle Saint-Germain.

Les Jardipalettes fleurissent à Orléans.

Vous n'avez pas la main verte ? Pas de soucis ! Trouvez-vous une ou un compère et contactez la mairie d'Orléans. Pas besoin d'être Jean-Paul Imbault pour faire du jardinage.

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