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Les livreurs à vélo "Uber Eats" débarquent à Belfort : "Très pratique pour les soirées"

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Uber, déjà connu pour ses chauffeurs, livre aussi des repas à domicile : le service "Uber Eats" est arrivé à Belfort mi-février. Une bonne nouvelle pour certains, un recul social pour d'autres.

Livreurs Uber Eats en mai 2018 (ici dans les rues de Metz).
Livreurs Uber Eats en mai 2018 (ici dans les rues de Metz). © Maxppp - Anthony Picore

Vous allez forcément les croiser dans les rues de Belfort : des cyclistes avec de drôles de carapaces sur le dos, de gros sacs à dos noirs, de forme carrée : les livreurs à vélo de la plateforme "Uber Eats", déjà présents dans plusieurs villes de France. La marque Uber, qui s'est fait connaître du grand public avec l'arrivée de ses chauffeurs, de nouveaux concurrents pour les taxis, livre aussi des repas à domicile. Le service colonise les rues de Belfort depuis mi-février.

REPORTAGE FRANCE BLEU BELFORT-MONTBELIARD / CLEMENT LACATON

Une quinzaine de livreurs, douze restaurants

Se faire livrer chez soi un vrai repas de restaurant indien, libanais, jusqu'au burger-frites, en un clin d'oeil grâce à une application sur son portable, ça change des traditionnels livreurs de pizzas. Une quinzaine de livreurs à vélo arpentent déjà les rues de Belfort, autour de douze restaurants partenaires : "C'est très pratique pour les jeunes qui font des soirées", lance une jeune femme déjà cliente, convaincue par le concept. "Le soir en sortant du travail quand on n'a pas le temps", glisse une deuxième. Ou encore : "Quand on n'a pas envie de faire à manger, c'est sympathique comme système."

Le salarié assume tous les risques et la précarité."

Sympathique ? Pas vraiment pour Damien Pagnoncelli, secrétaire départemental de la CGT dans le Territoire de Belfort, car tous ces livreurs, pour la plupart des étudiants, ont un point commun : ils sont auto-entrepreneurs. "C'est bien le problème ! La plateforme Uber est soi-disant l'employeur, elle demande à sous-traiter, pour autant elle n'assume ses responsabilités d'employeur et le salarié assume tous les risques et la précarité, sans avoir toujours une rémunération à hauteur du SMIC."

Uber Eats assure "protéger" ses livreurs

Uber Eats de son côté dit "accompagner" et "protéger" ses livreurs. Julien Proust, responsable du déploiement de la plateforme, assure que "depuis quelques mois, nous avons lancé toute une couverture professionnelle qui auparavant n'était pas disponible, et ça c'est une exclusivité sur la plateforme Uber Eats : il y a une protection sociale qui est désormais optimale, de manière automatique et de manière gratuite." 

Coût de la livraison : 2,50 euros

Chaque livreur gagne 3,50 euros par livraison, plus 1,30 euro par kilomètre (en moyenne un livreur gagne entre 8 et 10 euros net de l'heure). Les restaurateurs paient de leur côté une commission, à hauteur de 30% du prix de la commande. Le prix à payer pour agrandir leur clientèle. Coût pour le client : 2,50 euros par livraison en plus du prix du repas.

L'arrivée de ces livraisons à vélo est une première à Belfort, la 70e ville couverte par Uber Eats. Pour l'instant Uber Eats propose des livraisons de 11h à 14h30 et de 18h30 à 22h, mais cette plage horaire pourrait s'étendre. D'autres sociétés se partagent le marché un peu partout en France, parmi lesquelles le géant Deliveroo.

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