Économie – Social

Les mairies d'Indre-et-Loire organisent de plus en plus de ventes aux enchères sur Internet

Par Boris Compain, France Bleu Touraine lundi 12 septembre 2016 à 16:19

Capture d'écran d'une annonce postée par la mairie de Tours sur @Agorastore.fr
Capture d'écran d'une annonce postée par la mairie de Tours sur @Agorastore.fr © Radio France - Boris Compain

Vous faites peut-être partie des millions de français qui revendent, sur les sites d'enchères, les affaires dont ils ne se servent plus? Beaucoup de mairies d'indre-et-Loire font pareil. Tours a ainsi récolté 80 000 euros l'an dernier.

Les municipalités  sont de plus en plus nombreuses à vendre aux enchères, sur internet, le matériel dont elles veulent se débarrasser. Elles ont leur "bon coin" à elles : ce site spécialisé dans les enchères des collectivités s'appelle www.agorastore.fr. La ville de Tours y est classée parmi les "vendeurs Or"pour la diversité et la fréquence de ses petites annonces.

La mairie de Tours vend de tout, des cartouches d'encre jusqu'au bulldozer

Il faut dire que depuis une dizaine d'années, la municipalité vend un peu de tout : 2 cartouches d'encre, pour une vingtaine d'euros, 1 scooter de 25 000 kilomètres pour 450 euros, et même, il y a quelques semaines, un bulldozer pour 55 000 euros. Un très bon moyen de faire de la place dans les stocks, puisque selon le maire, Serge Babary, la municipalité a récupéré 80 000 euros l'an dernier.

"On se sert de cet argent pour financer les travaux urgents, qui n'avaient pas été budgetés" Serge Babary

La mairie d'Amboise a cherché à vendre 24 horodateurs pour 12 000 euros

La communauté d'agglomération Tours +, le conseil départemental d'Indre-et-Loire ou la mairie de Joué-les-Tours, entre autre, vendent aussi leur matériel déclassé sur Internet. St Pierre des Corps va s'y mettre très bientot, la décision a été prise en juin, au conseil municipal.

La plupart des annonces trouvent des acheteurs, qu'il s'agisse de particuliers ou d'autres collectivités, mais ce n'est pas systématique non plus : en mai dernier, Amboise a tenté de vendre 24 horodateurs, pour 12 000 euros. Sans succès.

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