Économie – Social

La vente de sable breton sur internet se développe mais est illégale

Par Pauline Kerscaven et Romain Prault, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu samedi 7 octobre 2017 à 9:10

Sur internet, le sable est vendu deux ou trois euros.
Sur internet, le sable est vendu deux ou trois euros. © Maxppp - Laurence Mouton

Du sable de Penmarc'h, Bénodet ou encore Camaret en vente sur internet. Pour deux ou trois euros, l'acheteur reçoit son petit sachet. Mais cette pratique est illégale.

Nous l'avons tous fait : ramasser un peu de sable, en se baladant sur la plage, pour décorer la maison. Si cette pratique est passible de 1 500 euros d'amende, elle est plus au moins tolérée. Mais quand des habitants des côtes bretonnes ont remarqué la vente de sable sur des sites marchands, elles ont contacté les autorités.

Il faut débourser trois euros pour cinquante grammes de sable de Camaret. - Radio France
Il faut débourser trois euros pour cinquante grammes de sable de Camaret. © Radio France - Capture d'écran

"Nous sommes désarçonnés" Eric Raphalen, adjoint de Penmarc'h

C'est la première fois que l'administration et les collectivités du Finistère sont confrontées à de la vente en ligne. Eric Raphalen est adjoint à la mairie de Penmarc'h : "Nous sommes désarçonnés par cette situation. Nous creusons le sujet - sans mauvais jeu de mot - avec l'avocat de la mairie."

L'élu poursuit en évoquant l'état des plages. "Les plages perdent du sable. Ce n'est qu'une goutte d'eau mais il nous appartient d'être vigilants pour que cette pratique cesse."

Le président des collectionneurs de sable dénonce cette pratique

Impossible de contacter le vendeur sur internet. Le marchand de sable est basé à Amiens et utilise un pseudonyme. A priori, il s'adresse avant tout aux arénophiles, les collectionneurs de sable. Brice Vaillant est président de l'Association française d'arénophilie. "Nous avons une charte signée par de nombreux collectionneurs. Nous nous engageons à ne pas acheter ni à vendre du sable." Le morbihannais poursuit : "Notre but est d'éviter les pratiques mercantiles et de garantir l'état des sites."

Mais cette pratique donne des idées à d'autres. Certains proposent de revendre du vent de la pointe de la Torche, mis en boîte sous contrôle d'huissier.

Le vendeur est basé à Amiens, impossible de le contacter. - Radio France
Le vendeur est basé à Amiens, impossible de le contacter. © Radio France - Capture d'écran