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Économie – Social

Les nouvelles conditions d'accès à l'EPR de Flamanville provoquent de gros engorgements à l'entrée du site

mercredi 9 janvier 2019 à 12:07 Par Caroline Felix, France Bleu Cotentin

Le site de l'EPR de Flamanville renforce sa sécurité en vue d'accueillir le combustible nucléaire courant 2019. Le poste de sécurité d'EDF doit gérer les 4000 dossiers de demande d'accès du personnel du chantier et beaucoup d'employés ne peuvent pas entrer sur le site.

Le réacteur nucléaire EPR en cours de construction à Flamanville (Manche)
Le réacteur nucléaire EPR en cours de construction à Flamanville (Manche) © Radio France - Benoit Martin

Flamanville, France

De mémoire de salariés, on n'avait jamais vu un engorgement d'une telle ampleur. A titre d'exemple, David devait reprendre le travail ce lundi sur le chantier de l'EPR, soumis aux nouvelles conditions de sûreté depuis fin décembre. Pour récupérer son nouveau badge, il a passé la journée de lundi à faire le pied de grue devant le site avec son ticket d'attente pour finir par abandonner le soir, sans avoir pu atteindre le guichet. Il a retenté sa chance le mardi dès 7h du matin. Après 5 heures à patienter, il y avait encore 200 personnes devant lui.

Chaque jour, ce sont environ 500 personnes qui doivent récupérer leur nouvelle carte d'accès. EDF doit en fait traiter des autorisations spécifiques pour les 4000 personnes sur le chantier et ce en quelques semaines seulement, d'ou l'engorgement.

"L'EPR passe du niveau de sécurité "chantier" à "site en fonctionnement" et du coup EDF doit revalider les accès de l'ensemble des intervenants. De ce qu'on avait pu comprendre, c'est cette problématique là qui n'a pas été suffisamment anticipée, et ils se retrouvent à revalider les accès au jour le jour des salariés. Il y a donc environ 4500 dossiers qui ont été traités depuis fin décembre ou qui sont en cours de traitement.", explique Yannick Tydou de la CGT "La direction n'a pas pu nous dire quand est-ce qu'il y aurait un retour à la normale."

Ça n'entraînera pas de retard supplémentaire d'après EDF

Alors pourquoi il n'y a pas eu plus d'anticipation ?  EDF explique que certains sous-traitants du chantier n'ont pas envoyé les documents à temps pour compléter les dossiers d'accès, "tous n'ont pas encore la culture du nucléaire", explique-t-on du côté de la CGT de l'EPR. 

"Nous n'avons pas eu les numéros de commandes pour 2019 à temps de la part d'EDF, nous n'aurions donc pas pu envoyer les dossiers plus tôt", explique l'un des sous-traitants du chantier. Le même prestataire entend bien facturer à EDF ces jours où sa dizaine de salariés ont passé leur temps à attendre devant le site sans pouvoir entrer. Autant de jours pendant lesquels ils n'ont pas pu accomplir leurs missions. Du côté du service communication d'EDF on l'assure, "ça n'entraînera pas de difficultés sur le planning du chantier".

EDF explique également cet embouteillage administratif par les visites décennales des réacteurs 1 et 2 de Flamanville. Ce sont 1700 personnes en plus à gérer pour le poste de sécurité de la centrale pour ces examens qui durent un mois.