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Économie – Social

Les opposants à Europacity doutent du "vernis écologique" promis par le promoteur

samedi 1 septembre 2018 à 21:32 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris

Une centaine d'opposants à Europacity s'est rassemblé ce samedi. La veille, le promoteur s'est engagé avec l'Etat à améliorer son projet pour qu'il soit plus respectueux de l'environnement. Ce projet à 3 milliards d'euros de parc de commerces et de loisirs doit voit le jour en 2024 à Gonesse.

Les opposants à Europacity à Gonesse (Val-d'Oise) - 01.09.18
Les opposants à Europacity à Gonesse (Val-d'Oise) - 01.09.18 © Radio France - Valentin Dunate

Gonesse, France

Nicolas Hulot, l'ancien ministre de l'Ecologie, qui a démissionné cette semaine dénonçait cet été "la folie des grandeurs" d'Europacity. Ce projet à 3 milliards d'euros de parc de commerces et de loisirs de 80 hectares avec une piste de ski intérieure, un complexe cinématographie, un cirque, près de 300 commerces doit voit le jour en 2024 au nord de Paris, entre les aéroports de Roissy et du Bourget, à Gonesse (Val-d'Oise). Vendredi le promoteur s'est engagé avec l'Etat à améliorer son projet pour qu'il soit plus respectueux de l'environnement.   

Amélioration du projet sur les questions environnementales

Le ministère de la Cohésion des territoires a profité du renouvellement cette année de l'accord entre l'aménageur public Grand Paris Aménagement et le promoteur Alliages et territoires pour demander à ce dernier de retravailler son projet. "On reconduit le protocole et, à cette occasion, les deux parties améliorent le projet sur les questions environnementales et économiques", a déclaré à l'AFP le ministère de la Cohésion des territoires.   

Les opposants demandent l'abandon du projet   

Les opposants, qui se sont une nouvelle fois réunis hier après midi ne sont pas convaincus par cette promesse. Pour Bernard Loup, président du CPTG, le collectif contre le projet du triangle de Gonesse : "cette décision va effectivement dans notre sens, nous n'avons pas le sentiment d'avoir perdu notre temps, surtout que ce dossier est devenu un sujet national. Qui aurait pu dire il y a 10 ans que ce sujet deviendrait national ? Là on peut remercier "Europacity" mais on le remerciera vraiment quand il aura abandonné. Maintenant, il faut arrêter : il y a une décision politique que devra prendre le gouvernement ou le conseil régional".   

Le piège du "vernis écologique"   

Aristide, 24 ans a rejoint le mouvement il y a moins d'un an. "Dans un sens, c'est positif car le promoteur réfléchit à l'idée de faire quelque chose d'écologique, ça veut dire que la mobilisation a de l'impact mais le piège c'est juste d'avoir le vernis écologique alors que le projet ne l'est pas". C'est aussi la crainte des élus venus soutenir le mouvement comme Esthèr Benbassa, sénatrice EELV de Paris : "Ce projet mettrai fin à tout cet environnement. On va élargir les pistes de Roissy, créer un complexe. Nous sommes contre ces projets gigantesques qui continuent à détruire notre environnement".