Économie – Social

Les opposants à la loi travail de retour dans la rue à Limoges

Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin jeudi 15 septembre 2016 à 15:23

Les slogans et les pancartes ont fleuri à Limoges pour cette première mobilisation de rentrée
Les slogans et les pancartes ont fleuri à Limoges pour cette première mobilisation de rentrée © Radio France - Françoise Ravanne

Un bon millier de manifestants est descendu dans la rue ce jeudi matin à Limoges avec la ferme intention de faire plier le gouvernement même si la loi travail est déjà promulguée. Pour les syndicats rien n'est perdu et cette première mobilisation de rentrée est jugée à leurs yeux encourageante.

" On a bien retiré le CPE pourquoi pas la loi travail" c'est avec cet espoir que s'expriment tous les manifestants qui ont répondu à l'appel des syndicats CGT , FO , FSU mais dans le cortège plusieurs étudiants et lycéens étaient également présents. Une mobilisation de rentrée plutôt encourageante pour les syndicats qui espèrent encore faire plier le gouvernement. Du moins c'est ce qu'ils espèrent mais au delà de la loi travail , ils veulent aussi profiter de cette journée de mobilisation nationale pour faire valoir leurs revendications.

Depuis le carrefour Tourny à Limoges, le cortège s'élance pour un tour de ville - Radio France
Depuis le carrefour Tourny à Limoges, le cortège s'élance pour un tour de ville © Radio France - Françoise Ravanne

" Nous sommes prêts à nous battre entreprise par entreprise et pas seulement dans la rue" explique Jean Claude Vignaud le trésorier de l'UD CGT en Haute vienne. "Notre cahier revendicatif  repose sur les salaires, les conditions de travail et sur la réduction du temps de travail sans oublier l'emploi " précise t-il aussi. Dans le cortège les salariés d'entreprises privées avaient aussi répondu présents pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail notamment à l'entreprise Valéo mais aussi à la polyclinique de Limoges où les personnels de santé sont venus en nombre dénoncer les difficultés de leur métier : " Et ça ne va pas s'arranger avec la loi travail" explique leur déléguée syndicale. A Tulle ils étaient environ 150 à descendre dans les rues; des membres de l'ultra gauche de Tarnac s'étaient joints au mouvement.

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