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Les "oubliés du Ségur de la Santé" manifestent à Metz

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Ils réclament, eux aussi, la prime Covid de 183 euros que leurs homologues hospitaliers ont touché pendant la crise sanitaire. Les personnels médico-sociaux, qui interviennent auprès des personnes handicapées en Moselle, ont manifesté ce jeudi 3 décembre.

Les manifestants revendiquent la prime de 183€, mais plus globalement des hausses de salaire et des recrutements
Les manifestants revendiquent la prime de 183€, mais plus globalement des hausses de salaire et des recrutements © Radio France - Julie Seniura

Une centaine de personnes du secteur socio-médical ont manifesté ce jeudi après-midi à Metz, à l'appel de la CGT et Solidaires. Elles se considèrent comme les grands oubliés du Ségur de la santé : elles n’ont pas eu la prime de 183 euros promise aux personnels hospitaliers, après des mois de crise sanitaire. 

"Nous faisons partie de la fonction publique hospitalière, nous avons le même employeur", Sabine Notar ne comprend donc pas pourquoi sa profession a été ignorée par le gouvernement. Déléguée CGT de l'Edpah (Etablissement départemental pour personnes adultes handicapés) Les Tournesols de Marly, qui accueille 180 résidents, Sabine témoigne des difficultés qui s'accumulent depuis plusieurs années : "On a une charge de travail sans cesse grandissante, de gros problèmes de recrutement : les jeunes ne sont plus attirés par nos métiers. Et le point [pour le calcul des salaires] a été gelé il y a dix ans."

"On va avoir des retraites de misère"

Car au-delà de la prime Covid, ce sont les salaires qui doivent augmenter, au moins 300 euros. Maryline accompagne les personnes handicapées mentales et leurs proches, au sein de l'Apei, une association qui emploie 1.200 salariés en Moselle. "On réclame de vraies hausses de salaires, pas simplement une prime, parce que ça va compter pour le calcul de nos retraites. Avec nos salaires actuels, on va avoir une retraite misérable".

C'est ce qui explique d'ailleurs le manque d'attractivité du secteur, pour sa collègue Aline :  "On soigne les autres, et on n'arrive pas à prendre soin de nos propres familles ou de nous-mêmes, parce qu'on n'a pas les moyens de vivre correctement. On n'arrive plus à recruter, nos métiers ne font plus envie".

Et ces absences pèsent sur ceux qui restent, mais aussi sur les bénéficiaires. Fernande travaille au FAM de Créhange, un foyer d'accueil médicalisé : "On a des résidents autistes, il faut souvent les accompagner à plusieurs. Beaucoup d'activités tombent à l'eau par manque de personnel". 

D'autres manifestations de personnels médico-sociaux ont eu lieu ce jeudi en Moselle, notamment à Forbach et Thionville, rassemblant à chaque fois une trentaine de personnes.

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