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Économie – Social

Les ouvriers de l'entreprise Perin à Redon en grève pour réclamer de meilleurs salaires

lundi 11 février 2019 à 17:31 Par Lisa Guyenne, France Bleu Armorique

Ils sont une quarantaine, en grève depuis près d'une semaine. Ces salariés de l'entreprise spécialisée dans le béton Perin & Compagnie réclament une revalorisation de leur salaires et des avantages supplémentaires. La direction refuse pour l'instant de céder.

Une quarantaine de grévistes se relaient chaque jour depuis le 6 février à Redon
Une quarantaine de grévistes se relaient chaque jour depuis le 6 février à Redon © Radio France - Lisa Guyenne

Redon, France

"On a les barnums pour s'abriter de la pluie et du froid, on a des tables de camping, un réchaud, de quoi se faire le café en arrivant le matin à six heures..." Yann Sebert, délégué du personnel, détaille les installations des grévistes. Cela fait bientôt une semaine qu'ils sont postés là, devant les grilles du site de Redon. De six heures du matin à 17 heures, environ la moitié des ouvriers se relaient pour tenir les lieux.

Les revendications des ouvriers de Perin - Yann Sebert

Une augmentation des salaires "hors de question" selon la direction

"Le coût de la vie a explosé, et nous, on ne s'y retrouve pas", explique Yann Sebert. En première ligne, les ouvriers réclament une augmentation générale des salaires : "L'année dernière c'était 1,2 % d'augmentation, cette année, c'est zéro.

Une position assumée par le directeur général, Marc Le Neillan : "Cela fait partie du choix de l'entreprise. On va traverser une période compliquée en 2019, avec la baisse d'activité dans le secteur du bâtiment. Donc nous avons décidé de ne pas faire de hausse générale, mais plutôt une hausse individuelle des salariés. Il est de toutes façons hors de question de faire une augmentation générale", confirme-t-il.

Des négociations possibles sur les primes

Les ouvriers réclament également une revalorisation des primes de fin d'année et des primes d'équipes, ainsi qu'une meilleure grille de salaires. "Aujourd'hui, on a un cariste qui a dix ans d'ancienneté et qui gagne 11,45 euros de l'heure, alors qu'un autre collègue est à 11,78 euros avec deux ans d'ancienneté. Ce n'est pas égalitaire", regrette le délégué du personnel. En outre, "L'an dernier, sept responsables ont été embauchés de l'extérieur, et à côté de ça on ne trouve pas d'argent pour payer correctement ceux qui sont là depuis des années."

La direction se dit ouverte à la négociation, notamment sur la prime Macron, cette prime exceptionnelle de fin d'année défiscalisée, annoncée début décembre en réponse au mouvement des "gilets jaunes". Selon le directeur, le salaire moyen des ouvriers s'élève à 2122 euros bruts par mois. Un chiffre contesté par les grévistes, qui évoquent des salaires bien plus bas dans la réalité.