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Les ouvriers du chantier Ikea de Nice en grève contre des suppressions de postes

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Les ouvriers du chantier Ikea de Nice sont entrés en grève ce mardi, les travaux sont à l'arrêt. Le groupe qui les emploie, les Travaux du Midi, filiale de Vinci, veut supprimer la moitié de ses effectifs. Les grévistes réclament des conditions de départ volontaire satisfaisantes.

Les ouvriers en grève étaients rassemblés ce mardi devant le chantier complètement à l'arrêt
Les ouvriers en grève étaients rassemblés ce mardi devant le chantier complètement à l'arrêt © Radio France - Radio France

La rumeur courait parmi les ouvriers depuis plusieurs semaines, l'annonce leur a été faite le 16 juillet dernier : la société de BTP Les Travaux du midi va supprimer la moitié de ses effectifs, 180 emplois sur 360, dans ses trois entités (Travaux du midi Var, Travaux du midi Provence et Travaux du midi Marseille). 

Cette filiale de Vinci, leader européen du BTP, envisage un Plan de départs volontaires, puis, si son objectif n'est pas atteint, des licenciements via un Plan de sauvegarde de l'emploi. Ce n'est pas la première fois que le groupe taille dans ses effectifs, parlant d'un manque de commandes.

Parmi ses chantiers en cours, celui du magasin Ikea de Nice, en construction près de l'Allianz Riviera, dans la plaine du Var. Face à cette nouvelle, les ouvriers des Travaux du midi qui travaillent sur le site sont entrés ce mardi en grève, et se sont rassemblés devant les grilles du chantier.

Supprimer des emplois pour recourir à l'interim ?

Une réalité que ne nie pas ce représentant du personnel, qui souhaite rester anonyme : "Par rapport au peu d'activité qu'il y a et au nombre de salariés, on se disait qu'il allait se passer quelque chose. On est contre les licenciements, mais pas contre le Plan de départs volontaires, avec des conditions raisonnables. Là, les indemnités supra-légales sont trop basses pour intéresser les salariés : à 40 ans, ils proposent 5.000 euros, et à 56 ans, 23.000 euros. C'est trop peu pour motiver les gens à partir. Un montant raisonnable, ce serait trois fois ce qu'ils nous proposent."

Mais pour certains ouvriers, la direction cherche avant tout à flexibiliser au maximum sa main d'oeuvre, en se séparant de ses employés pour les remplacer par des intérimaires, en fonction des chantiers. "Ce qu'ils veulent faire", croit savoir ce travailleur, qui lui aussi souhaite rester anonyme, "c'est de garder 30% des embauchés, et travailler avec 70% des intérimaires. Ils nous disent qu'on coûte trop cher, contrairement aux intérimaires."

"Ce sont des morceaux de viande, les intérimaires, excusez-moi du terme".

"Un intérimaire arrive, ils se servent de lui, il ne fait pas l'affaire, on le jette, on reprend quelqu'un d'autre", poursuit-il. "Des jetables... Avec nous, ils ne peuvent pas faire ça. C'est pour ça qu'on est concerné, on a des familles ! Ras le bol !"

Sollicités par France Bleu Azur, les représentants de la direction présents sur le chantier ont refusé de répondre à nos questions. Un CSE (Comité social et économique) extraordinaire est prévu ce jeudi pour lancer officiellement les négociations.

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La semaine dernière, Jean-Luc Mélenchon a publié un tweet de soutien aux ouvriers, dénonçant les dividendes versés à ses actionnaires par le groupe Vinci l'an dernier (1 milliard d'euros selon lui).

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