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Les patrons de discothèques normandes demandent l'aide des députés manchois

Après leur action ce dimanche au Havre pour alerter Edouard Philippe, les patrons de discothèques normandes se sont réunis ce lundi 29 juin à Saint-Jean-de-la-Rivière. Ils ont plaidé pour leur réouverture ou un soutien financier auprès de trois députés manchois.

Des patrons de discothèques normandes après leur rencontre avec les députés
Des patrons de discothèques normandes après leur rencontre avec les députés © Radio France - Raphael Cann

Au Kissing Club de Saint-Jean-de-la-Rivière, la piste de dance est vide ce lundi 29 juin. Sur la terrasse, une dizaine de patrons de discothèques normandes sont réunis autour de trois députés manchois : le Républicain Philippe Gosselin et les élus de la majorité Stéphane Travert et Bertrand Sorre. 

Après leur action ce dimanche au Havre où ils ont rencontré le Premier ministre Edouard Philippe, leur objectif est de sensibiliser. Fermés depuis plus de trois mois, les factures commencent à s'accumuler. 

Zéro recettes, mais des dépenses

"Aujourd'hui, on a zéro recette, mais beaucoup de dépenses. Pour les professionnels de la nuit, les loyers sont entre 5.000 et 20.000 euros par mois", explique Xavier Blanchet, président en Normandie du syndicat national des discothèques et lieux de loisir. Il a laissé en début d'année la gestion de sa boîte de nuit dans le port de Caen, le 32, à Jean-Baptiste Jautée.

Un nouveau propriétaire inquiet pour son avenir. "Ça a été toujours un rêve d'avoir un club, j'ai vendu ma maison pour investir toutes mes économies là-dedans. Si je perds mon club, je perds tout", raconte-t-il.

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. © Radio France - Raphael Cann

Application Stop-Covid

A l'approche de l'été, une période forte pour les discothèques, ces patrons ne veulent pas être les oubliés du déconfinement. "Nous pouvons sans aucun problème proposer le même protocole sanitaire que les bars", explique Mathieu Lebrun, leur porte-parole et propriétaire du Milton et du bar La plage à Saint-Lô.

"Nous voulons aussi imposer l'application Stop-Covid de l'État, c'est-à-dire que chaque client devra montrer que l'appli est en fonction sur son téléphone avant d'entrer", poursuit-il. "Dans un supermarché bondé, on se demande où est la distanciation sociale. Il faut arrêter l'hypocrisie de penser que les discothèques sont le mal absolu."

Appel d'air

Ces patrons font aussi référence à la foule pour la fête de la musique, aux incidents de ce week-end sur l'esplanade des Invalides ou encore à la multiplication sur les réseaux sociaux d'appels à des fêtes privés. "En attendant, les Français continuent de danser, de sortir, et ça va se répercuter ailleurs, dans un cadre qui n'est pas aussi sécurisé qu'une discothèque", ajoute l'un d'eux.

Durant cette rencontre, les trois députés acquiescent, abondent et les rejoignent sur de nombreux points. "Je ne m'estime pas compétent sur l'aspect sanitaire, en revanche, à minima, il faut que vous soyez reconnu comme une activité économie spécifique", explique l'élu LREM Philippe Gosselin. "Donc ça pose la question de ce qu'on peut faire en termes de soutien ou d'accompagnement financier." Les trois députés ont quitté les lieux en promettant, à leur retour à Paris, de faire part au gouvernement de ces arguments.

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