Économie – Social

Les patrons de Gironde n'embaucheront pas avant six mois

Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde mercredi 30 avril 2014 à 10:31

Jean-François Clédel dans le studio de France Bleu Gironde
Jean-François Clédel dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France - Florence Pérusin

Le président du Medef 33 Jean-François Clédel se réjouit des orientations économiques de Manuel Valls mais prévient néanmoins que la baisse des charges n'entraînera pas d'embauches à court terme.

"Les entreprises de Gironde ont d'abord besoin de retrouver de la compétitivité" , voilà le discours que martèle en boucle Jean-François Clédel, le président du Medef girondin quand on lui parle des orientations économiques de François Hollande. Le chef de l'Etat mise en effet gros sur le pacte de responsabilité (la baisse des charges pour les entreprises) pour inverser la courbe du chômage en 2014. Un enthousiasme que le patron girondin tempère largement en refusant de s'engager dans une estimation chiffrée de créations d'emplois. Au contraire, il affirme sur France Bleu Gironde que les entreprises n'embaucheront pas dans l'immédiat.

"La baisse des charges ne servira pas à embaucher mais à restaurer la compétitivité". — Jean-François Clédel

Le président du Médef girondin, lui même patron d'une société d'aéronautique, en a aussi profité pour réagir favorablement ce mercredi matin aux annonces concernant Alstom. L'équipementier a confirmé avoir engagé des négociations avec l'américain Général Electric pour sa branche Energie.

"Il y a deux façons de voir le monde : complètement fermé, ou ouvert ce qui est la réalité". — Jean-François Clédel

Le gouvernement a selon lui une implication nettement plus positive aujourd'hui dans le monde de l'entreprise et un discours qui a évolué favorablement. Il salue l'adoption hier à l'assemblée nationale du plan d'économie de 50 milliards de Manuel Valls mais demande aussi de nouvelles mesures encore plus fortes.

Jean-François Clédel: " Le discours a bien changé à l'égard des entreprises et ça c'est une très bonne chose!"