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Les Pays-Bas entrent par surprise au capital d'Air France-KLM, Bercy dénonce une opération "inamicale"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le gouvernement néerlandais a annoncé mardi son entrée au capital d'Air France-KLM à hauteur de 12,68%, sans en avoir informé les autorités françaises. Une opération qualifiée d' "inamicale" par Bercy. Emmanuel Macron a appelé mercredi les Pays-Bas à "clarifier" leurs "intentions".

 Bureaux d'Air France-KLM de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, le 7 août 2018
Bureaux d'Air France-KLM de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, le 7 août 2018 © AFP - JOEL SAGET

Des méthodes de "traders". C'est ainsi que l'on qualifie l'opération des Pays-Bas, ce mercredi, dans les couloirs du ministère français de l'Économie. Les autorités néerlandaises ont annoncé mardi soir leur entrée au capital d'Air France-KLM à hauteur de 12,68%, sans en avoir informé le gouvernement français au préalable. Une opération de rachat de parts achevée mercredi. "L'État néerlandais a pris une participation de 14% dans Air France-KLM", a annoncé le gouvernement néerlandais dans un communiqué dans la soirée. La France détient quant à elle une part de 14,3% dans la compagnie aérienne. Au total, l'État hollandais a investi 744 millions d'euros afin de renforcer son influence dans le groupe aérien. 

"La façon dont cette position a été acquise rappelle les techniques de trader plutôt que d'État actionnaire, elle est à la fois très surprenante et inamicale à l'égard du conseil d'administration d'Air France et des autres actionnaires qui, à l'instar de l'État français, n'ont pas été informés en avance de cette décision de l'État néerlandais", a réagi une source proche du ministre de l'Économie auprès de l'AFP.

Aux Néerlandais de "clarifier" leurs "intentions"

"Le gouvernement (français) n'a pas été informé de cette décision et de sa mise en oeuvre. J'en prends note. Il appartient maintenant au gouvernement néerlandais de clarifier ses intentions", a pour sa part commenté Emmanuel Macron avant un entretien avec la chancelière allemande Angela Merkel. "Ce qui importe (...) c'est que l'intérêt de la société soit préservé", a-t-il ajouté.

À Bercy, une source de l'AFP dénonce une "forme de duplicité" des Néerlandais. "Depuis plusieurs mois nous avons un dialogue nourri avec les autorités néerlandaises sur la prise en compte des intérêts néerlandais", a-t-elle ajouté, rappelant que, dans le cadre de la recherche d'un nouveau dirigeant pour le groupe l'été dernier, il avait été "même proposé à Pieter Elbers (le patron de KLM, NDLR) de devenir le directeur général d'Air France-KLM, ce qu'il a refusé". "Donc considérer que nous ne serions pas coopératifs avec les Néerlandais sur les questions d'Air France-KLM et en matière de gouvernance nous le récusons absolument", a-t-elle poursuivi.

Le ministre des Finances français Bruno Le Maire recevra son homologue néerlandais Wopke Hoekstra "en fin de semaine", "pour avoir une discussion franche et amicale" a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

© Visactu
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