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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les pédicures-podologues demandent une suppression des charges sociales pendant deux mois

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Par , France Bleu Hérault

Les pédicures-podologues ne veulent pas être sacrifiés.Ceux de l'Hérault montent au créneau et demandent un geste supplémentaire de l'État. ''Il en va de notre survie'', précisent-ils.

Illustration : Pédicure-podologue
Illustration : Pédicure-podologue © Maxppp - Rolf Vennenbernd

Comme la plupart des professionnels paramédicaux, les 1.300 pédicures-podologues d’Occitanie ont fermé leurs cabinets le 16 mars sur recommandation de leur instance ordinale afin d’empêcher la propagation du Covid-19. Aujourd'hui, les représentants de la profession dans la Région lancent un gros coup de gueule  : ''L'État nous empêche de nous approvisionner en matériel de protection nécessaire pour reprendre notre profession. Les médecins et les patients nous harcèlent pourtant pour reprendre notre activité.''

Après deux mois d’inactivité totale, de nombreux cabinets seraient déjà en grande difficulté dans le département. Une réouverture n'est pas envisagé avant le 11 mai en prenant toutes les précautions. 

Seuls les soins urgents présentant un risque infectieux avéré chez les diabétiques et artéritiques peuvent à ce jour, être assurés à travers une quarantaine de structures d'urgence podologiques, équipées en conséquence sur toute l’Occitanie. 

Les pédicures-podologues s’inquiètent des conditions dans lesquelles ils pourront reprendre leur activité

''Nous avons fait preuve de solidarité' en donnant notre matériel de protection aux autres professionnels de santé de première ligne qui en avaient besoin, explique le Biterrois Laurent Julien, représentant de l'URPS*. Nos fournisseurs habituels ont été réquisitionnés par les services de l’Etat, de nombreux produits sont toujours indisponibles et les prix ont flambé. Le prix des masques chirurgicaux par exemple est passé de 5 centimes HT avant la crise à 1,5 euro hors taxes l’unité."

Laurent Julien, représentant de l'Union Régionale des Professionnels de Santé à Béziers

Les 160 pédicures-podologues héraultais comptent  sur une montée en puissance des dotations de l’État pour les équipements de protection. 

Les professionnels espèrent ne pas être "une profession de santé sacrifiée", que ce soit pour le matériel de protection ou au niveau économique alors que des commerces non-essentiels sont restés ouverts ou ont déjà rouvert. 

Pour l’instant, ajoute Laurent Julien, "nous avons eu des reports de charges, mais il faudrait bien plus. Une suppression des charges sociales sur ces deux mois serait souhaitable''

* URPS  :  Union régionale des professionnels de santé

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