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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les petits commerces des Savoie réclament de la cohérence pour le déconfinement le 11 mai

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Dans les prochaines heures, Edouard Philippe va détailler le plan de déconfinement, et le faire voter à l’Assemblée Nationale ce mardi après-midi. Les commerces non-alimentaires sont dans l'attente de précisions afin de rouvrir le 11 mai.

Opticien cherche à y voir clair
Opticien cherche à y voir clair © Radio France - Nelly Assénat

Les commerces non-alimentaires mettent les bouchées doubles depuis une semaine, ils sont en plein préparatifs pour rouvrir le 11 mai. Les petits commerces de centre-ville ont été condamnés à baisser les rideaux quand les grandes surfaces et les commerces de bouche ont pu poursuivre leur activité. Vendeurs de vêtements, bijoutiers ou opticiens, ils sont encore dans le flou. Les commerçants espèrent que le Premier Ministre ne va pas rajouter de nouveaux obstacles à leur reprise d’activité.

Que tous les commerces soient logés à la même enseigne !

Des gants, des masques, du gel hydroalcoolique à l’entrée des boutiques, la base sanitaire fait consensus. Pour le reste, Nathalie Van, la présidente de l’Union Commerciale de Chambéry (Savoie), attend du plan de déconfinement "une cohérence. Des règles sanitaires strictes que nous appliquerons. Et les mêmes mesures pour tous. Il n'y a pas plus de risque d'attraper le virus dans un petit atelier de centre-ville que dans une grande surface."

Créatrice de bijoux, Nathalie Van sera bien obligée de faire essayer ses colliers et ses bracelets. "Les mêmes mesures seront appliquées que pour les tabacs ou dans les marchés. Ce qui est important c'est que l'activité économique reparte dans des conditions sécurisées. Nous devrions recevoir des fiches pratiques de protection par métier et par produit. Car nous sommes tous différents." Le principal enjeu de cette réouverture est de lever les angoisses des clients, et de protéger aussi bien les vendeurs que les acheteurs. "Retrouver le sourire dans cette période difficile. Le plaisir de consommer."

Les rues piétonnes vont revivre le 11 mai
Les rues piétonnes vont revivre le 11 mai © Radio France - Christophe Van Veen

Le problème des cabines d'essayage

Nathalie est prête à accueillir un client à la fois sous les arcades de la rue de Boigne. Ce sera trois à la fois à Moûtiers (Savoie) chez Laurence Boisset, la patronne d’Escapade Mode. "Nous avons une boutique de vêtements de 220 mètres carré avec un étage. Et chaque jour, on a en moyenne dix clients. Donc c'est tout à fait jouable. La grande inconnue, c'est le traitement des cabines d'essayage. On parle de passer à la vapeur les cabines. D'isoler pendant trois ou quatre heures les vêtements essayés. Il faudra bien trouver des solutions !"

Laurence Boisset attend elle aussi des précisions du plan de déconfinement. La demande de ses clientes fidèles est forte avant l'été. Comme beaucoup, la femme d'entreprise qui a deux employées espère un report des soldes d'été. Y compris pour internet qui commence déjà à casser les prix en plein confinement. Elle-même, avec sa vente quotidienne en ligne, a dû baisser les prix. Cela ne comble pas du tout la perte de chiffre d'affaire en boutique. "Un mois après la réouverture, on saura si les clientes sont revenues. On y verra plus clair. Mais pour cela, il faut absolument rouvrir nos magasins." 

Les opticiens travailleront différemment

Cohérence, clarté... c’est ce que réclame une spécialiste du flou, une opticienne de Chambéry, Marie Gonay. "Qui aura le droit de revenir en magasin ? C'est comme pour le chômage partiel, c'est flou, cela change quasiment tous les jours." La jeune femme qui reprend l'entreprise familiale n'a pas attendu la clarification du gouvernement. Avec sa coopérative et le syndicat national des opticiens, les mesures sont en cours d'organisation. 

Dans son magasin, pour l'achat de nouvelles lunettes, vous devrez prendre rendez vous. Deux clients maximum en même temps pour essayer les nouvelles lunettes, accompagnés par deux salariés. "Un troisième employé accueillera un par un les clients qui veulent seulement acheter des fournitures. Pour les essais, chaque lunette sera nettoyée. Et pour prendre les mesures de ceux qui veulent acquérir une nouvelle paire, nous avons une colonne 3D, une sorte d'appareil photo qui nous permet de rester à plus d'un mètre du client." 

Une chose est sûre, baguenauder et aller en famille à l'improviste chez l'opticien ne sera plus possible. A cause des mesures d'hygiène, les professionnels vous réserveront un rendez-vous d'une heure environ. Sauf en cas de handicap, il faudra s'y rendre seul. 

Si les clients reviennent, ces petits commerces de centre-ville ont compris qu’ils ont une carte majeure à jouer : un service à petite échelle, ultra balisé et sécurisé qui pourrait faire la différence avec les grosses enseignes. A condition qu’il n’y ait pas de nouvelles contraintes sanitaires.

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