Économie – Social

Les pompiers en colère : réactions en Seine-Maritime

Par Amélie Bonté, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) jeudi 1 décembre 2016 à 12:29

Le 24 novembre, les pompiers ont manifesté à Paris
Le 24 novembre, les pompiers ont manifesté à Paris © Radio France - Thomas Padilla

La colère gronde chez les sapeurs-pompiers de Seine-Maritime. Ce jeudi matin, France Bleu Normandie a choisit de laisser la parole aux pompiers mais aussi à leur direction (le SDIS).

Les pompiers de Seine-Maritime dénoncent leurs conditions de travail qui se dégradent de jour en jour. Ils mettent en cause un management brutal de leur direction, une réduction des effectifs ou encore un manque de considération. Ce jeudi matin, sur France Bleu Normandie, pompiers, femme de pompiers et le SDIS ont réagit.

A lire et à réécouter : En Seine-Maritime, les pompiers sont à bout de nerfs

L'invité de la rédaction répond

Le Lieutenant-colonel Jean-Michel Boyer, chargé du dialogue social au SDIS de Seine-Maritime (Service départemental d'incendie et de secours) :

Les effectifs au Havre sont dimensionnés pour répondre aux risques courant et particulier de l'agglomération. Les pompiers peuvent avoir une opinion différente mais ce dimensionnement a été réalisé aprés des études statistiques."

Au Havre les délais d'intervention sont conformes aux normes nationales."

Sur le fait que 1 pompier sur 4 souffre de stress post-traumatiqe :

La prise en compte est quotidienne, nous disposons d'un service de santé qui peut venir en soutien aux personnels. En Seine-Maritime, nous avons mis en oeuvre un plan de prévention des risques psycho-sociaux."

Sur les économies que dénoncent les pompiers notamment sur leurs tenues:

Il faut trouver les solutions les plus performantes."

Les auditeurs, pompiers réagissent

Dans la Question du Jour de France Bleu Normandie à 8H15, des pompiers nous ont appelés :

Nous sommes gérés par des gens au niveau du SDIS qui m'ont l'air déconnecté de la réalité de terrain."

Il y a un déficit entre les pompiers de terrains et ceux qui sont dans les étages des bureaux. Il y a 30 ans, les officiers étaient des pompiers de terrrains qui étaient montés en grade."

Quand je discute avec un officier je n'ai pas l'impression d'avoir un sapeur-pompier devant moi mais un manager."

Cette femme de pompier nous a également contacté par mail :

"Il reste à mon mari son engagement pour un métier auquel il croit. Il reste sa loyauté, sa fierté, sa dignité et son affection pour les collègues surtout son affection pour les collègues, ne pas les lâcher. Mais il est épuisé...et oui déjà... par des conditions qui le malmène dans le corps et dans la tête sans que personne ne le voit, sans que personne ne l'entende. Je me sens proche de ses femmes de pompiers qui je le sais voient leurs maris se courber, et puis se révolter tout bas. Je voudrais qu'ils entendent pour lui, pour eux, pour nous les femmes et les enfants de pompiers...

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