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Les prêts garantis par l'État peuvent faire beaucoup de mal à l'économie selon un expert-comptable sarthois

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Par , France Bleu Maine

Attention aux illusions ! Présentés par le gouvernement comme une solution aux difficultés des entreprises, les prêts garantis par l'État (PGE) peuvent être une potentielle bombe à retardement.

Stéphane Moreau, expert-comptable au Mans.
Stéphane Moreau, expert-comptable au Mans. © Radio France - Elie Abergel

Cette semaine, Emmanuel Macron a présenté de nouvelles aides, destinées aux entreprises fermées administrativement, notamment les bars, les restaurants, les salles de sport. Il s'agit d'une aide mensuelle de 20% du chiffre d'affaires de 2019, et de la reconduction des PGE, les prêts garantis par l'État.

Des aides pour les entreprises d'une certaine taille

S'agissant de l'aide de 20% du chiffre d'affaires de 2019, Stéphane Moreau, expert comptable au Mans, assure que l'initiative est bonne mais profitera surtout aux grande structures. "Ces aides sont mensualisées. 20% du chiffre d'affaires pour chaque mois de fermeture des commerces fermés administrativement."

"Exemple : si un magasin réalise 30 000 euros mensuels en novembre 2019, il pouvait toucher 10 000 euros au titre du fonds de solidarité. Avec la nouvelle aide, il touchera 20% de 30 000 euros, ce qui équivaut à 6000 euros. Pour lui ça ne vaut pas le coup, il gardera donc les 10 000 euros", explique M. Moreau. 

"Cette aide est intéressante pour les entreprises qui font 50 000 ou plus de 50 000 euros de chiffre d'affaires mensuel", détaille-t-il. 

Pour lui, tous les restaurants ne pourront pas tenir éternellement à ce rythme. "Ceux en place depuis longtemps, ayant remboursé leurs différents crédits peuvent encore s'en sortir, mais ça sera plus compliqué pour les jeunes entreprises, qui remboursent encore leurs investissement", analyse M. Moreau. 

Les PGE, des bombes à retardement ? 

Le gouvernement reconduit aussi les PGE, en décalant leurs échéances de remboursement. Potentiellement, cela peut avoir de lourdes conséquences à long terme. 

"L'Etat garantit ces prêts jusqu'à 500 milliards d'euros, l'argent n'est pas miraculeux. Si ces prêts ne sont pas remboursés par les commerçants et les entreprises, c'est nous Français qui paieront la facture, automatiquement, sous la forme d'impôts par exemple", assure Stéphane Moreau.  

Le secteur de la santé pas épargné 

En Sarthe comme partout en France les restaurants, bars, traiteurs, salles de sports et autres métiers de l’événementiel sont très touchés par la crise. 

Contrairement aux idées reçues, le secteur de la santé fait aussi face à une baisse d'activité. Les pharmacies par exemple. "Les médecins ont eu beaucoup moins de patients en période de confinement, les parents et les enfants en bas âge par exemple ne vienne plus consulter pour des petits bobos", commence Stéphane Moreau. 

"Moins de clients, moins d'ordonnances, et donc moins de ventes de médicaments dans les pharmacies. Certaines ont perdu entre 15 et 30% de leur chiffre d'affaires au premier confinement", conclut M. Moreau. 

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