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Économie – Social

Les producteurs de foie gras de nouveau autorisés à exporter vers le Japon

dimanche 29 octobre 2017 à 18:27 Par Hajera Mohammad, France Bleu Gascogne et France Bleu Périgord

Le Japon a décidé de rouvrir ses frontières au foie gras français, banni depuis près de deux ans dans le pays à cause des derniers épisodes de grippe aviaire. Une bonne nouvelle pour les Landes, premier producteur de France.

Préparation de foie gras dans l'entreprise Duperier, dans les Landes. Photo d'illustration
Préparation de foie gras dans l'entreprise Duperier, dans les Landes. Photo d'illustration © Maxppp - Maxppp

Mont-de-Marsan, France

La bonne nouvelle est tombée le 27 octobre dernier. La France retrouvait son "statut indemne" d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) qui lui permet à nouveau d'exporter vers des pays tiers, hors union européenne, à commencer par le Japon qui a décidé de rouvrir ses frontière au produit phare du Sud-Ouest.

Le Japon, premier pays importateur

Les Japonais raffolent du foie gras français. En 2015, près de 600 tonnes ont été livrées vers le Japon. Mais les épisodes de grippe aviaire ont fait chuté ces exportations vers l'étranger à -28% pour l'ensemble des destinations et à -88% si on prend uniquement le Japon. Autant dire que cette réouverture du marché nippon est une vraie bouffée d'oxygène notamment dans les Landes, premier département producteur. Après le Japon, d'autres pays pourraient suivre. D'ailleurs, c'est ce qu'a fait Singapour qui a rouvert ses frontières au foie gras dans la foulée, la semaine dernière.

La production chute

Pourtant, il y a un bémol. Si les clients sont de retour, la production est en chute : - 40% cette année par rapport à 2015, soit 23 millions de foies gras cette année contre 38 millions il y a deux ans, avant l'arrivée du virus. Les conséquences du vide sanitaire et les abattages préventifs se font toujours sentir. Pour que les choses reviennent le plus rapidement possible à la normale, il faut continuer les efforts, estime Marie-Claude Pée, directrice du Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras). "Nous espérons que tous les travaux qui ont été mis en oeuvre dans la filière, que ce soit au niveau des couvoirs, des entreprises et de transports... que tout cela porte enfin ses fruits", déclare-t-elle.

D'où la nécessité de respecter les mesures de biosécurité et d'hygiène dans les élevages, rappelle également la préfecture des Landes. Sur les 400 exploitations contrôlées jusqu'à présent dans les Landes par les autorités sanitaires, près de 80% ne sont conformes à ces règles de biosécurité.