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Économie - Social

Les producteurs de melons charentais manquent de bras pour la récolte

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Par , , France Bleu La Rochelle

C'est une production phare de Charente-Maritime. Mais les producteurs de melons du département peinent à recruter les saisonniers nécessaires pour la récolte. Chez Soldive à Semussac, on recrute des bras jusqu'en Bulgarie. Mais ça ne suffit pas.

Chez Soldive à Semussac, une cinquantaine de Bulgares viennent chaque année renforcer les équipes de saisonniers pour la récolte du melon.
Chez Soldive à Semussac, une cinquantaine de Bulgares viennent chaque année renforcer les équipes de saisonniers pour la récolte du melon. © Maxppp - Christian Watier

Chez Soldive à Semussac près de Royan, principal producteur de melons de Charente-Maritime avec 6.000 tonnes annuelles, la direction a pris l'habitude de recruter plusieurs dizaines saisonniers en Bulgarie chaque année. Impossible d'assurer la récolte avec les seules forces locales. Il faut dire que le métier est assez éprouvant. Avec les melons, tout se fait à la main, de la plantation à la récolte. Depuis 14 ans, Jean-Marc travaille comme saisonnier dans la société Soldive. "C'est un travail très physique, confirme Jean-Marc. On est toujours courbé, il faut se relever. Le corps n'est pas fait pour rester penché huit heures d'affilée ! Mais il s'habitue..."

Certains mois, Jean-Marc gagne jusqu'à 2.000 euros. Mais le salaire de base, c'est le Smic. Antoine Martin, le chef d'exploitation de Soldive à Semussac, peine donc à trouver localement les bras nécessaires. "On voit de moins en moins de gens qui viennent spontanément, comme autrefois. Seule solution : faire appel à la main-d'oeuvre étrangère, dans un pays où les revenus sont faibles, la Bulgarie : "On fait appel à des intermédiaires qui font pour nous le recrutement en Bulgarie, précise Antoine Martin. Au plus fort de la cueillette, on monte à 200 saisonniers, dont 50 Bulgares."

A quelques semaines de la récolte, il manque une centaine de saisonniers

200, un chiffre théorique. Car pour l'instant, Soldive recherche toujours une centaine de personnes, à quelques semaines de la récolte qui démarre en juin. Et pas moyen de recruter plus de Bulgares, car la société doit aussi les héberger. Et dans le pays royannais en pleine saison estivale, les logements disponibles sont rares. Le risque, c'est donc de devoir gâcher une partie de la production. "C'est déjà arrivé, concède Antoine Martin. On ne peut pas assurer le tour de récolte, et on laisse des melons dans le champ."

Cet appel à l'aide lancé lundi matin sur les ondes France Bleu La Rochelle a produit son effet. En deux jours, Soldive affirme avoir reçu 23 candidatures spontanées pour cet été. "La première semaine sera forcément pénible, prévient Antoine Martin. On a les melons qui poussent au sol, et il faut les amener à une remorque. Tout ça est une contrainte physique, mais au bout d'une semaine, le corps s'est habitué, et on est capable de tenir une saison."

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