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Économie – Social

Les propriétaires forestiers privés du Loiret demandent au gouvernement de "ne pas affaiblir la filière bois"

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Par , France Bleu Orléans

Les propriétaires de forêt privée du Loiret se mobilisent contre un projet du gouvernement de diminuer les ressources du centre national de la propriété forestière. Cet organisme public est indispensable à la bonne gestion de nos forêts, un bien précieux, expliquent-ils.

Forêt d'Orléans
Forêt d'Orléans © Maxppp -

Orléans, France

Sur les 191.000 hectares de forêt que compte le Loiret, 80% appartiennent à des propriétaires privés, en Sologne et en forêt d'Orléans principalement. Et ces propriétaires privés de forêt se mobilisent : le président de Fransylva, le syndicat des forestiers privés du Loiret, Philippe de Dreuzy s'inquiète en effet d'un projet du gouvernement, pour le budget 2020, de baisser les ressources du CNPF, le centre national de la propriétaire forestière. En effet, est envisagée la baisse de 15% de la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti.

Cet organisme public emploie 380 personnels sur le territoire français. Sa mission est de déterminer des plans de gestion de la forêt. Chaque propriétaire privé doit signer un plan de gestion tous les dix ou vingt ans, selon les cas : "il y a mille plans de gestion dans le Loiret", explique Philippe de Dreuzy.  

Le risque, c'est qu'on coupera moins de bois !

"Si les diminutions de budget envisagées sont maintenues, cela se traduirait par la disparition d'un poste pour le Loiret au sein du CRPF [centre régional de la propriété forestière], et vingt-cinq postes au niveau national, et ça aurait de graves conséquences. _Le CNPF a un rôle capital dans la gestion à long terme des forêts !"_, explique Philippe de Dreuzy.

"La première conséquence, c'est qu'on sortira moins de bois. Parce qu'actuellement, on essaie de produire plus de bois, mais on le fait selon les conseils et directives du CRPF. S'il n'est plus là pour nous accompagner, les gens couperont moins de bois, feront plus attention à la conserver pour plus tard. Or, la régénération des forêts est quelque chose d'important."

Autre argument de Philippe de Dreuzy pour défendre le centre régional de la propriété forestière : _"_la filière bois, c'est 400 000 emplois en France, plus que la filière automobile ! Et pour quelques économies sur une administration de petite taille, on mettrait cette filière en difficulté, et j'ajoute que le CRPF a un rôle important pour le maintien de la biodiversité".

Il n'y a pas qu'en Amazonie qu'il faut sauver la forêt !

En écho, Sylvain Pillon, responsable de l'UNSA et représentant des personnels au sein du conseil d'administration du CNPF ajoute : "c'est bien que la France se mobilise pour sauver la forêt en Amazonie. Mais il faut aussi le faire chez nous ! La forêt, c'est une énergie d'avenir, avec le bois de chauffage, c'est le maintien de la biodiversité, c'est un cadre de vie que les Français aiment : ça s'entretient et ça se gère !"

Philippe de Dreuzy, président du syndicat des forestiers privés du Loiret - Radio France
Philippe de Dreuzy, président du syndicat des forestiers privés du Loiret © Radio France - Antoine Denéchère
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