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Les résidents du foyer Adoma de Montpellier alertent sur leurs conditions de vie

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Privés d'eau chaude pendant plus d'un mois, en plein confinement, les locataires du foyer Adoma de l'Avenue du Père Soulas à Montpellier (Hérault) dénoncent leurs conditions de vie. Ils ont organisé un rassemblement au pied de leur résidence.

Les parties communes du foyer Adoma de Montpellier sont rarement nettoyées
Les parties communes du foyer Adoma de Montpellier sont rarement nettoyées © Radio France - Elena Louazon

Pas d'eau chaude pendant un mois, des moisissures sur certains murs, des parties communes rarement nettoyées. Des résidents du foyer Adoma de l'avenue du Père Soulas à Montpellier alertent sur l'état de leur logement. Pour un loyer total qui se porte parfois jusqu'à 250 euros par mois, ils vivent dans des habitations proches de l'insalubrité.

Confinés sans eau chaude

Ils ont dû affronter la période de confinement sans eau chaude, dans des chambres de 7 à 14 mètres carrés, avec des espaces communs peu entretenus. "À la longue c'est lassant", souffle Sébastien Allary, un habitant de la résidence, également membre de l'association Droit au logement (DAL). En plus des difficultés pour laver le linge et la vaisselle, l'eau froide pendant un mois lui a provoqué des rougeurs. "Une telle situation dans un habitat collectif _pendant une crise sanitaire, ça fait un peu peur_. On peut faire tout un cinéma sur le covid, mais il y a plein d'autres maladies qui existent déjà", constate-t-il. 

L'eau chaude a finalement été rétablie en début de semaine. La direction évoque un délai de réparation qui a été rallongé par la recherche de la cause du problème. La chaudière avait été remplacée à la fin de l'année 2019, avant de rapidement tomber en panne. 

Les habitants dénoncent un manque de considération

Les habitants demandent maintenant "justice et dignité", ils organisaient un rassemblement devant leur résidence samedi après-midi. "Les habitants ne sont pas traités de la même manière que des citoyens lambda sous prétexte qu'il y a beaucoup de retraités immigrés ou des gens qui ont des problèmes sociaux, poursuit Sébastien Allary. On les considère comme des sous-citoyens. Ce qu'on demande, c'est qu'il y ait un vrai nettoyage des locaux et surtout un nettoyage régulier. On voudrait aussi avoir l'assurance légitime d'avoir de l'eau chaude 24h/24. On paye des charges, on paye un loyer, donc on a le droit d'avoir de l'eau chaude comme le stipule le contrat de résidence", fustige-t-il. 

La direction réfute les accusations de nettoyage trop superficiel. "Des agents de l'Adoma étaient présents tous les matins pour rendre visite aux habitants, ils en profitaient pour s'assurer que les locaux étaient propres, insiste Michel Kessaouri, le directeur territorial Occitanie de l'Adoma. Ils vérifiaient également que le nettoyage était effectué par le prestataire de service". Pour la direction, ce sont les usagers, après le passage du service de nettoyage, qui sont responsables de l'état des sanitaires.

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