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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : les restaurants de la Drôme et d'Ardèche pensent à la réouverture... à une date indéterminée

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Si le 11 mai est annoncé comme le début d'un déconfinement progressif en France, les restaurants ne pourront pas rouvrir à ce moment là. Et aucune date ne leur est officiellement annoncée. Difficile à vivre en Drôme Ardèche, d'autant que de nombreux établissements luttent pour leur survie.

Restaurants fermés pendant le confinement (photo illustration)
Restaurants fermés pendant le confinement (photo illustration) © Radio France - Claire Leys

En Ardèche, l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie estime que 20% des restaurants sont menacés avec ces longues semaines de fermeture : "il y avait déjà une partie des établissements qui étaient mal avant la pandémie, en cessation de paiement de leurs cotisations" souligne le président Raymond Laffont, "pour ceux là, c'est terminé. Ils n'auront pas d'aide, ni de l'Etat, ni des banques. Et puis il y a ceux que cette crise fragilise." Dans le Sud du département notamment, l'avant-saison touristique est d'ores et déjà ratée.

Dans la Drôme, le président de l'UMIH Guy Lambert estime que la casse sera bien plus importante encore : "depuis un an, on a subi le mouvement des gilets jaunes, les grèves dans les transports, beaucoup de restaurants n'ont pas de grosses trésoreries."

Le président de l'UMIH Auvergne Rhône Alpes souhaiterait que le fonds de garantie (aides directes à la trésorerie) soit accordé à plus d'entreprises. Aujourd'hui, il est limité à celles de moins de 10 salariés. Et Alain Grégoire voudrait que les assurances participent plus à l'effort collectif : "toutes les entreprises cotisent pour les assurances. Beaucoup cotisent pour "perte d'exploitation". Et aujourd'hui, on nous dit que le risque pandémique, épidémique est compris, pas compris ; on joue sur les mots, sur des conditions particulières. C'est honteux. Les petites mesurettes évaluées à 1 milliard d'euros, ça ne compte pas. C'est 0,1% de leurs fonds propres."

Plats à emporter et livraisons pour limiter les pertes

Dans cette période de confinement, pour limiter les pertes et sauvegarder un peu la trésorerie, des restaurants se sont mis à proposer des plats à emporter ou livrés. C'est le cas de la Ruche à Saint-Péray ou de l'Auberge de Crussol. Florian Biscop, le gérant, estime que "ça marche un peu. On n'arrête pas de remercier nos clients qui nous soutiennent en passant commande. Cela représente un tout petit pourcentage de notre chiffre d'affaires habituel, mais cela permet de faire face à quelques charges fixes qui, de toute façon, seraient reportées et donc il faudrait s'endetter encore plus pour les payer à l'avenir...et dans un avenir totalement incertain."

Florian Biscop qualifie cette période d'"épouvantable", notamment parce qu'il n'y a aucun horizon, aucune date annoncée pour la réouverture. "Psychologiquement, c'est très compliqué" confirme Knarik Vardanyan, gérante du restaurant arménien Sassoun à Valence. Elle aussi fait de la livraison et des plats à emporter, mais les tables sont vides et "c'est très dur de ne pas avoir de date. Si c'est en juin, qu'on nous dise juin. Au moins, on peut se projeter."

Rouvrir avec moins de tables ? Gants et masques ?

Aucune mesure obligatoire à mettre en oeuvre pour rouvrir n'a été annoncée non plus. Mais chacun réfléchit déjà à sa future organisation. Les tables seront plus espacées par exemple. Julien Allano, chef du restaurant étoilé Le Clair de la Plume et du bistrot la Ferme Chapouton à Grignan, sait déjà qu'il fera moins de couverts : "si on espace les tables de 1,50 mètre, on perd la moitié de notre surface d'accueil. Dans un premier temps, le restaurant gastronomique n'ouvrira que le week-end, parce que je pense que les gens seront frileux de sortir. Et puis je me vois mal proposer une expérience gastronomique avec des gants, des masques...on le fera bien sûr, mais est-ce que les gens viendront chez nous vivre cette expérience comme cela? J'ai des doutes."

Entre son restaurant étoilé, le bistrot, la boutique, Julien Allano a dû mettre une cinquantaine de personnes en chômage partiel : "on gère la crise, on finance avec les banques et les gens qui nous soutiennent. Mais cette crise va laisser de très lourdes traces, pendant quelques années. L'emprunt, on ne va pas le rembourser en trois mois." Les restaurateurs espèrent pouvoir rouvrir mi-juin, début juillet au plus tard. "Le plus tôt sera le mieux" s'accordent-ils à dire.

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