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Les restaurateurs et patrons de bar de l'Hérault manifestent pour rouvrir au plus vite

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Par , France Bleu Hérault

Sur le Vieux-Port de Marseille, les chefs d'établissement scanderont ce 26 novembre : "laissez-nous travailler !". Un message de colère et de désarroi pour une filière qui se sent sacrifiée.

Les restaurateurs et patrons de bar manifestent pour demander la réouverture sans délai de leurs établissements.
Les restaurateurs et patrons de bar manifestent pour demander la réouverture sans délai de leurs établissements. © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Ils attendaient beaucoup de la dernière allocution d'Emmanuel Macron et crient aujourd'hui leur déception. Les patrons de bar, de restaurants et de boîte de nuit ont le sentiment d'être les oubliés de ce déconfinement très progressif. Et ce, malgré l'horizon d'une réouverture des restaurants le 20 janvier 2021 sous réserve d'une décrue des contaminations.

300 chefs d'établissement de l'Hérault iront donc manifester, ce 26 novembre, sur le Vieux-Port de Marseille. Parmi eux, Brice Ducos. Il dirige un restaurant à Juvignac et porte un message simple : "laissez-nous travailler !"

"En tant qu'entrepreneur, on n'a pas d'aide, pas de salaire. Le chômage partiel, c'est fait pour les salariés et pas pour les patrons, donc je n'ai rien."

Brice Ducos souhaite reprendre le travail au plus vite.

Une situation que connaît la grande majorité des chefs d'établissement. 40% d'entre eux ne devraient d'ailleurs pas se relever du second confinement selon les projection de l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), l'un des principaux syndicats de l'hôtellerie-restauration.

Jacques Mestre est le président départemental de l'UMIH. Pour lui, il est impératif d'accélérer la réouverture des bars et restaurants car les factures s'accumulent et risquent de miner, sinon de compromettre, la reprise d'activité.

"Que nous soyons ouverts ou fermés, nous sommes obligés de payer. Les abonnements de gaz et d'électricité et les loyers c'est autant de dettes qu'il faut régler. Nous demandons donc des exonérations de charges."

Comme beaucoup de chefs d'établissement, Jacques Mestre a contracté un prêt garanti par l'Etat (PGE) et mesure à présent le poids du remboursement qui l'attend.

"Le PGE a été une énorme source d'oxygène. On nous a prêté des sous mais ce n'est pas un cadeau car maintenant il va falloir rembourser."

Jacques Mestre veut alerter les pouvoirs publics sur le désarroi d'une filière au bord du gouffre.

Plusieurs élus plaident eux aussi la cause des cafetiers et restaurateurs. Yvon Pellet est l'un d'entre eux. Le maire de Saint-Geniès-de-Mourgues, une commune de 2.000 habitants, crie son ras le bol des décisions centralisées : 

"J'aimerais que l'on comprenne qu'on ne peut pas raisonner que depuis l'intérieur du périphérique parisien."

L'élu en appelle ainsi à une plus grande confiance collective.

"Dans nos villes, dans nos villages on est responsables et on a donc envie de retrouver ce lien social qui est si important."

Yvon Pellet crie son ras le bol des décisions centralisées.

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