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Économie – Social

Les riverains de la LGV Tours-Bordeaux se mobilisent

vendredi 24 novembre 2017 à 9:11 Par Jade Peychieras, France Bleu Poitou et France Bleu Touraine

Plusieurs manifestations sont prévues ce samedi le long de la ligne grande vitesse entre Tours et Poitiers. Les Deux-Sévriens seront à Sauzé-Vaussais et les habitants de la Vienne eux feront la route jusqu'à Pussigny dans le sud de l'Indre-et-Loire.

Selon les riverains, les nuisances sont largement supérieures à ce qui était prévu.
Selon les riverains, les nuisances sont largement supérieures à ce qui était prévu. © Maxppp - PHILIPPE NOMINE

Vienne, France

Les vibrations, le bruit, l'impact sur l'environnement... Les problèmes liés à la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux ne sont pas nouveaux (la ligne est en service depuis le 2 juillet dernier), mais les problèmes repérés par les riverains ne sont pas réglés pour autant. Résultat : il y aura des manifestations ce samedi le long de la ligne. Dans le Poitou, plusieurs communes traversées par la LGV se mobiliseront à Sauzé-Vaussais dans les Deux-Sèvres. "Les trains passent 40 à 50 fois par jour", désespère Michel Eprinchard, le maire de Sauzé-Vaussais. Il dénonce le mode de calcul des mesures acoustiques. "C'est une moyenne du bruit du 24 heures, explique-t-il. Sachant que chaque passage de train dure une vingtaine de secondes, forcément la moyenne est basse." Sauf qu'au moment du passage du train, on est largement au-dessus des 60 à 65 décibels prévus par la loi. "Au moins 110 à 120 décibels", estime le maire de Sauzé-Vaussais. "Nous avons relevé 88 décibels", tranche Valérie Dolimier, qui représente les habitants de Fontaine-le-Comte.

Des fissures dans les maisons

"Il y a déjà des fissures dans les maisons", assure Valérie Dolimier. Le problème, c'est qu'il n'y a pas de mesures des vibrations au-delà de quelques dizaines de mètres, alors que certains types de sols les propagent sur des centaines de mètres". "Les tuiles commencent même à glisser des toits", s'insurge Michel Eprinchard.

"Nous respectons la réglementation", répond Thierry Charlemagne, directeur du développement durable LISEA, en charge du suivi des mesures acoustiques. L'organisme a lancé il y a deux mois une grande campagne de relevés de bruit le long de la LGV. Jusqu'à fin 2018, une centaine de tests sera effectuée sur l'ensemble de la ligne Tours Bordeaux.

"Nous ne sommes pas contre la LGV, nous savons que c'est nécessaire, la preuve : nous sommes restés malgré le projet. Le problème, c'est que les nuisances sont largement supérieures à ce qui était prévu, à ce qu'on nous avait montré", s'insurge Michel Eprinchard, le maire de Sauzé-Vaussais. D'autant que selon les riverains, les promesses faites pour limiter leurs désagréments n'ont pas été tenues : des murs anti-bruit ou des merlons ont bien été installés, mais pas partout où cela devait être fait et surtout, pas à la hauteur nécessaire pour être vraiment efficaces.