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Les saisonniers et les professionnels du tourisme plongés dans l'incertitude en Loire-Atlantique et en Vendée

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Par , France Bleu Loire Océan

La crise sanitaire place les saisonniers et les professionnels du tourisme dans l'impasse. Ce début de saison, traditionnellement utilisé pour tester les candidats, n'a pas permis de recruter massivement, faute de date de réouverture et de clients. Témoignages.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Jane Barlow

"On se mort la queue", s'inquiète Christine Rivière. Cette professionnelle qui vend des glaces à Saint-Jean-de-Monts en Vendée, profite traditionnellement, comme bon nombre de ses confrères, des vacances d'avril pour tester et recruter les saisonniers qui viendront lui prêter main forte pour "le rush de l'été". Mais cette année, à cause du confinement, les clients n'étaient pas au rendez-vous. "Je ne peux pas faire d'essais, il n'y a rien à faire.", se désespère t-elle. "Ce n'est pas pareil de servir quatre boules de glaces en une heure que d'en servir 150. Je ne peux pas savoir s'ils tiendront le choc"

Les recrutements en pause

Sauf que si déconfinement il y a, les clients vont venir et ils seront peut-être encore plus nombreux que d'habitude. Les professionnels du tourisme, qu'ils soient de Loire-Atlantique ou de Vendée, vont donc plus que jamais avoir besoin de l'aide des saisonniers. "Le problème c'est que c'est maintenant qu'il faut les recruter ! Au mois de mai ils sont en partiel !", s'inquiète Christine Rivière. Et après la saison commence, et l'autre inquiétude c'est qu'ils soient du coup très mal préparés. 

On le voit bien, les jeunes se tournent vers les boulots qu'ils sont sûrs d'obtenir, comme les grandes surfaces. Et du coup on a peur de ne plus avoir personne - Christine Rivière, gérante de Tony Gelati à Saint-Jean-de-Monts

"Le début de saison était d’habitude conçu pour mettre les jeunes dans le bain. Là on ne peut pas bénéficier de cette période donc on va les embaucher en pleine saison et ce sont du coup des jeunes qui vont peut-être abandonner parce que se confronter directement à un rush c'est violent", analyse Tarek Tarrouche, le président de Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) en Vendée. "Le risque c'est qu'il y en ait qui abandonnent en plein mois de juillet". 

Vers une pénurie de main d'oeuvre? 

Mais l'autre problème qui se pose c'est que certains ont déjà abandonné. "Cette année je vais travailler dans un supermarché, au rayon produit laitier. Au mois je sais que ça ne va pas fermer puisque les grandes surfaces sont considérées comme essentielles quoi qu'il arrive. C'est plus rassurant", explique Charlène, une étudiante en droit à Nantes. Sauf que c'est précisément ce que craignent les professionnels du tourisme comme Christine Rivière à Saint-Jean-de-Monts. "On le voit bien, les jeunes se tournent vers les boulots qu'ils sont sûrs d'obtenir, comme les grandes surfaces. Et du coup on a peur de ne plus avoir personne, ou du moins que les meilleurs saisonniers soient déjà pris au moment où on va enfin pouvoir les embaucher". 

C'est justement pour éviter ça que le gouvernement garantit que les saisonniers puissent être mis au chômage partiel en cas de baisse ou d'arrêt de l'activité à cause de la crise sanitaire. Sauf que pour que pour pouvoir bénéficier de cette mesure, il faut que le saisonnier en question ait déjà fait au moins deux saisons successives dans l'établissement. "Trop restrictif" pour la majorité des employeurs. 

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